dimanche, novembre 25, 2007

Postitude: deux minutes et treize secondes de ma grisante vie


Vers onze heures trente quatre minutes et vingt-neuf secondes aujourd'hui, j'étais en train de me laver le visage quand soudain... Était-il bien onze heures trente quatre minutes et vingt-neuf secondes? N'était-il pas onze heures trente quatre minutes et vingt-huit secondes? J'y penserais plus tard... Là n'est pas l'important, l'important est que je me suis demandé pendant au moins 3 secondes si je devais laver les crottes d'yeux de l'œil droit ou les crottes d'yeux de l'œil gauche en premier. Et ce faisant, l'eau continuait de couler. Une autre pensée altruiste me vint spontanément à l'esprit... Et toutes ces pauvres gens qui n'ont pas de quoi boire alors que je suis en train de me demander si fallait laver les crottes d'yeux de l'œil droit ou les crottes d'yeux de l'œil gauche en premier. Je pris alors immédiatement l'initiative de choisir un œil au hasard et de me lancer sans plus tarder dans la sauvegarde de notre richesse hydraulique.












Épilogue:
Je ne sais plus quel œil j'ai lavé en premier.
Lorsque demain la question se posera de nouveau, devrais-je tirer un enseignement de mon choix arbitraire, de ma réflexion poussée, ou bien débattre de nouveau car demain est un nouveau jour?
Si vous trouvez cet article mortellement chiant comme moi, revenez le lire la semaine prochaine, vous y lirez autres choses... enfin peut-être. Mais qui sait de quoi demain sera fait car, demain et un autre jour, et il ne faut remettre à demain ce qu'il faut faire aujourd'hui, ni mettre la charrue avant les bœufs, ou vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué...

Prochain épisode: Comment j'ai lacé mes chaussures durant l'été 2003 (synthèse).

mardi, novembre 06, 2007

Le mariage de BrainDamage

Toute bonne chose a une fin, et il était temps pour BrainDamage parvenu à l'âge mental adulte, après avoir traversé les deux guerre presque indemne, de rencontrer l'âme-sœur, une Damagette-née.

Il en est amoureux. Dès qu'il l'a vu, il a épargné les autres femmes de l'humanité. Il n'y aura donc pas de genraucide prévu, pas jusqu'à nouvel ordre. Il a flashé, il la prendra pour épouse car elle jeune (de cœur), a développé un gout vestimentaire exquis et tout à fait personnel, elle est sexy quand elle fume son cigare, ça lui rappelle un trip à trois à la maison blanche avec un vieux pote. Elle met du rose et c'est vraiment trop trognon, et BrainDamage attendri, adouci s'apprête à fonder une famille, aux côté de sa tendre et douce moitié. Dans son langage à lui il l'appelle sa petite "bombe atomique" c'est dire s'il la chouchoute, la petite cochonnette habite là. Voyez-par vous-même. Et bienvenue au mariage du millénaire. Souhaitons leur une pleine vie de lapins chauds et des dizaines de petits brains.

Alors mesdames que cette journée soit marquée d'une croix blanche au calendrier des fêtes féministes, grâces au pouvoirs vagineux de Damagette, et à la grandeur d'âme du sieur de Damage, survivez, de grâce!

Son plus joli profil ici. Avec son petit air de gazelle. Slurrrp !!!







mercredi, octobre 17, 2007

Les 5 inventions à rayer de l’histoire avant l’an 2025


Number uno, cat. Latex : The Capote

D’aucuns pourraient me le reprocher car incarnant à leur un danger bien cochon en la personne du VIH, mais le condom remporte haut la main la palme d’or de ce classement; n’est-pas BrainDamage qui veut. À cause de cette invention navrante, j’ai toujours cru faussement que la signification du substantif « débandade » dénote la baisse d’excitation faisant suite à l’installation de cette chaussette phallique en latex. Suprêmitude de l’anti-érotisme s’il en est. Alors ça m’a obligé à revérifier la définition du terme dans mon dico qui pèse 2856 grammes et compte 2844 pages en édition 2001, chose que je trouve foutrement ennuyeuse. Ah! Si l’Angleterre n’avait pas conquis la Terre entière et qu’ils avaient pas eu les moyens d’inventer cette cochonnerie de capote anglaise on en serait pas là aujourd’hui, Dear!

Et, Ah! si John Paul avait été écouté. Même le penseur germanique Niet-Che (qui veut dire bien connement dire que c’est pas lui le Che; se reporter à ce document) l’avait dit : Humains, trop d’humains! » Trop d’humains sur cette Terre bordel, comme si on l’avait pas assez dit, alors vu comme ça le sida est une bénédiction et la capote une saloperie anti-survie de l’espèce humaine. Comme quoi, « faut jamais se fier au apparences », réhabilitons les vertus sidatiques.

Bref la définition débandade finalement c’est : un peu le contraire. À savoir un peu le comportement de lorsque t’avais zéro an moins 9 mois et que tu faisais le con avec les potes au coin de la vulve avant de déchirer leur race dans la dernière ligne droite sur le 100 mètres utérin.

Bel exemple de conquête masculine, l’infiniment minus triomphe de l’infiniment grosse. Légendaire duel, victoire éternelle !



Des inventions humaines, certaines sont aussi coriaces et infondées que sottes et inutiles. Au deuxième rang figure donc le sacro-saint VERRE de bière.

Premièrement, du fait que l’invention du clavier d’ordinateur et de la prothèse artificielle, n’ont pas étés accompagnées simultanément, et comme il se doit, de la greffe systématique et universelle d’un troisième membre supérieur articulé (un 3e bras), la prise d’une gorgée de bière pendant la rédaction d’un post nécessite une manœuvre acrobatique et hasardeuse, sinon une perte substantielle de temps.

Et ce cela*, depuis que le taylorisme est ce qu’il est; une manœuvre longue et improductive donc, mais à laquelle on peut palier aisément en greffant tout au moins un water-bag riche de 5 litres de Ale en intraveineuse propre à étancher les soifs intempestives et inexpliquées face à un écran d’ordinateur. Troisième point positif donc. Imaginez ce qu’une bonne navigation à deux mains sur les site pornos, l’existence d’une troisième main libre, peut apporter comme bien être à votre vie de cyber-branleur ou de cyber-branleuse si applicable.


En troisième position, évidemment, et c’est vraiment pas pour faire un pied de nez aux féministes enragées, la FEMME(2). Bête et stupide de naissance et le demeure toute sa vie, et maintenant, elle refuse de faire la cuisine... Les hommes peuvent fort bien s’en passer depuis l’invention du clonage humain, du micro-onde, et du repas prêt-à-consommer dispo dans les bonnes superettes. Pour ce qui de son seul attrait résiduel (sa féminitude), après qu’elle eût perdu ses derniers avantages comparatifs et légitimes (sa beauté et sa sensualité), il se trouve aisément sur le marché au moins 5 substituts potentiels :

  1. L’antique Madame 5 parfumée de savon Lux rose (un classique);
  2. les milliards d’archives pornographiques (plus qu’assez);
  3. les enchanteresses poupées gonflables (toujours souriantes, elles font tout);
  4. les appareils masturbateurs de sex-shop (sensation garantie);
  5. les animaux dotés d’un sexe féminin (pour les zoophiles confirmés).
(2) Catégories : Inventions tardives, Liposuccion, Littérature pornographique, Œuvres d’art, Cuisine/vaisselle/ménage.


4th position, cat. : monde intelligible, La TRÊVE

La trêve est une invention relativement récente. L’être humain a par nature une propension à l’exterminisme (cafards ailés/babouches volantes, fourmilières fournies/génocides de fourmis, moustique hématophages/placage mural définitif), seule fin possible et définitive à un conflit armé. C’est bien simple.

Ce n’est qu’après un épisode tragique de l’histoire contemporaine, digne rappel de la légende ancestrale de l’anneau maudit (mythologie nordique), que l’exterminisme comme solution claire et définitive fut remis en cause. Bref, vivent les plaisirs atomiques et les joies dévastatrices, seuls garants d’une paix durable entre les hommes.

(3) « Ils présentent un corps mince et des pattes longues et fines et ils se différencient par des antennes longues et fines à nombreux articles, dépourvues de style ou d'arista. Les femelles de la plupart des espèces possèdent de longues pièces buccales de type piqueur-suceur. Il s’agit d’une longue trompe ou proboscis.

Les tailles varient mais elles ne dépassent que très rarement les 15 millimètres pour la sous-famille des Toxorhynchitinae. Les moustiques pèsent de 2 à 2,5 milligrammes. La femelle est généralement plus grosse que le mâle. » (définition volée à Wiki, le 15 octobre 2007).

D’une, ça prouve que toutes les femelles sont grosses, de deux que c’est des piqueuses-suceuses par genre quelque soit l’espèce.


5e position, cat. : Monde sensible : ex-æquo, l’AUTOMOBILE, CARTE BANCAIRE et cette satanée CLIM qui troue l’ozone et mes poumons.

Couteuse et polluante, après la disparition de la gent féminine, l’automobile ne sera plus d’aucune sorte d’utilité. De même pour la CB, les femmes ne faisant plus partie de ce monde, so what for? Pour ce qui est de la maudite de clim, d’usage fort agréable lorsque nécessaire, mais chez nos congénère les singes intelligents, toujours à donf, beau temps mauvais temps, pourri temps…. Rhaa! Une seule pensée me vient à l’esprit, ma petite Maschinengewehr 42 (MG42 pour les + intimes) me manque affreusement. Une petite salve et c’est réglé. Ah, si j’avais pu gouverner le monde à temps!



Cet article est dédié à Merveille.

mercredi, septembre 26, 2007

Communism N/A




Par exemple au lieu d’affirmer bêtement que « tous les politiciens sont des menteurs », se contenter du principe plus vaste qui gouverne à cette idée : « le mensonge est humain », dont nous pouvons extraire le cas particulier suivant : « tous les êtres humains mentent contextuellement et occasionnellement ».

Pour faire court, le communisme est un idéal. Code caisse : N/A, pour non applicable. La petite victoire pragmatique du grand communisme idéel crût en Scandinavie et porte le nom de social-démocratie. Quant au soviétisme, autrement qualifié de « capitalisme d’état », il me semble bien désuet de vouloir en faire l’apologie. Il fut hégémonique, inégalitaire, hiérarchique, dictatorial, génocide. Ce ne fut donc en aucun la « défaite du communisme ».

La pensée communiste quand à elle restera toujours, me semble-t-il, une source d’inspiration pour un monde plus juste.

PS : selon l’affiche trouvée au pif sur le web, lorsqu’on pirate des MP3, on télécharge du communisme. Nous serions donc tous d’émérites cocos sans le savoir. Autre petite victoire?

dimanche, septembre 23, 2007

vendredi, juillet 27, 2007

Billet de la semaine

Vous désirez passer un bel été, faites un tour par là: Watchez-moi ce clip!

Et dites: merci Zaz!

lundi, juillet 23, 2007

La vérité sur BrainDamage

Pour ceux qui ne le connaissent pas encore, _BrainDamage_ est né au printemps 2003 après l'heureuse union de votre serviteur et d'un jeu guerre en ligne.
Ce personnage vidéo-ludique, étant passé maitre dans l'art d'exploser des cervelles avec une carabine Mauser 98k virtuelle, il me fallût lui trouver un nom juste assez trognon pour harasser mes aimables adversaires. Ce fut fait.

Quelques temps plus tard, _BrainDamage_ grandit et commençait à penser par lui-même, il devint incontrôlable se mit à agresser des innocents dans divers forums et il se prit même pour un éminent penseur de son époque. Aujourd’hui, je ne suis plus qu'un simple exécutant, il est devenu trop fort, je me plie à ses caprices et si l'envie lui prend d'élucubrer une de ces théorie aux petites heures, ma nuit sera blanche, inévitablement. Bien qu’il m’arrive parfois de le rappeler à l’ordre, une certain jeune mais non moins lucide blogueur en témoignera sur demande.

Fatalement, puisqu’il est le fruit de la rencontre d’un être de chair et d’une technologie, son développement fut ensuite aussi naturel que spontané. Il incarne selon moi les valeurs sacrés de l’internaute, celles de l’anonymat, de la liberté de regard et de commentaire, un apprenti démocrate en fin de compte, c’est-à-dire un finissant sauvage. Voilà qui explique le prompt succès de l’émergence d’une blogosphère somme toute consistante au regard du taux d’abonnés à la connex.

Il n’est pas non plus comparable à ce que l’on a coutume d’appeler un double littéraire, BrainDamage est autrement plus libre de toute ces contraintes, il n’en fait qu’à sa tête et gouverne à mes pensée, il utilise mes propres moyens à ses seules fin, et il est ingouvernable car, il est absolument libre. Je n’assume aucun de ses propos sinon ceux de la catégorie «Live», les seuls véridiques (et encore).

En fin de compte, BrainDamage est une invention bien commode pour qui veut donner libre cours à ses délires. Il aura au moins le mérite de créer un immense brouillon nécessaire à l’éclosion, serait-ce, d’une simple idée qui vaille.

Brain est un Moi virtuel, libéré de Surmoi. Car le Surmoi virtuel n’existe pas encore (ça reste à prouver). En ce sens, il donc un quasi-Ça, impulsif à souhait, volontiers belliqueux, sans bornes sexuelles. Je précise il reste hétéro, mais à tendance zoophile (souvenirs de guerre). En effet il lui est arrivé dans les moments critiques de sa vie amoureuse de flirter avec des biches ou des gazelles comme durant la bataille d’El Alamein ou de Gazala durant les années 1940.


BrainDamage un ogre, odieux et macho, libre et vulgaire penseur, instruit mais déchainé, mais ô combien adulé.

À tous ceux qui se sont senti agressés par lui, pardonnez à Brain, mais ne m'en voulez pas!

mercredi, juillet 11, 2007

Du bien-fondé de l'originalité et de la "masturbation intellectuelle"

Ce texte est dédié à SimpleMind, la disparue car, elle l'a réclamé; mais il s'adresse à quelqu'une ("une" si si j'insiste) d'autre qui se reconnaitra.

« L’histoire est un éternel recommencement », Thucydide, Ve siècle av. J.-C.

Ce texte est dédié à tous ceux qui, vaillants guerriers, sauveurs d’humanité, se bottent le cul chaque matin, après rasage ou épilation, pour changer le monde. Tous ceux dont l’existence quotidienne incarne le mythe de Sisyphe sans avoir jamais su ce qu’était le mythe de Sisyphe.

Le texte masturbatoire qui suit est né d’une confrontation de deux visions du monde différentes : celle du monde rentable et productif à celle du monde intelligible et supposé stérile. Néanmoins, retenons cette nuance que le monde intelligible englobe, conçoit, sous-tend le monde matériel.

L’originalité n’est pas un effet de style.

La pensée originale est le gage de la créativité, garante de l’évolution des sciences, du développement de la pensée, de l’histoire des idées. Or, la créativité n’est pas un exercice comme un autre. Concentration et méthodologie sont ses ennemis jurés. Lectures et documentation vous en écartent. Restent la pratique de la libre pensée, la flânerie intellectuelle, la promenade idéelle, le doute, l’interrogation, l’exploration, dans l’immensité des terrains vierges. Tous ceux qui n’ont jamais pensé de leur vie, ne comprennent pas cette dimension de l’existence humaine qui consiste à se sentir directement impliqué dans l’histoire des idées ; dans une moindre mesure certes, mais au même titre que les plus grand penseurs.

Pour comprendre cela, il faut garder en mémoire les notions d’intertextualité, de mort de l’auteur et de matérialisme historique. Si ces notions vous échappent zappez ce texte et gardez votre point de vue sur la masturbation intellectuelle. Vous avez une fonction sociale précise : celle de servir à quelque chose de pragmatique, très utile du reste. Il y a des clous, des marteaux, des fabricants de marteaux et des concepteurs de marteau. Vous devriez vous situez entre le clou et le marteau. Si en revanche, vous arrivez jusqu’à cette ligne, c’est que vous n’êtes pas dénué de bon sens ni d’ouverture d’esprit. Un grand masturbateur intellectuel est un penseur en puissance. À l’évidence, une loi mathématique bien simple n’autorisera pas tous les masturbateurs à bouleverser leur science, mais une société intello-masturbante demeure plus créative qu’une société intello-chaste. La chasteté nuit à la pensée depuis le Moyen-âge. C’est comme la mémoire, les enclumes et les clous, les forgerons… Plus on en fait, mieux on le devient, plus on s’en procure.

En termes de rendement, l’intello-masturbation mondiale n’est pas très rentable, mais nécessaire ; temporellement gourmande, elle reste peu productive. Car, son but essentiel est la création originale, et non stéréotypée. L’absurdité d’une usine à idées similaires devrait évoquer la répulsion aux esprits engagés.

dimanche, juillet 08, 2007

Brain d'optimisme

Ce billet inaugure une nouvelle série¹ intitulée «Brains d'optimisme».

Vous trouvez la vie sur Terre ennuyeuse...


Essayez la Lune!
Les Africains de culture 7rig seront très sensible à cette image, je n'en doute pas.


1. Série à un élément, pur cru Damage.

jeudi, juillet 05, 2007

Missing


Elle a troqué récemment sa peluche à l'effigie d'un petit lapin contre des rollers 80's style, une décadente mini rouge flamboyant et un collier de perle en toc. Ses grands yeux lui donnent un air intello et ses aptitudes musicales ont été largement diffusés dans le monde à travers une biographie en plusieurs saisons: Les Simpsons.
Vue pour la dernière fois dans les couloirs de Haut et fort à l'adresse suivante : simplemind.hautetfort.com
Elle a disparue sans laisser de trace le mercredi 4 juillet 2007.
Veuillez enregistrer tout indice susceptible de nous aider à la retrouver.

jeudi, juin 28, 2007

Vos désirs sont des ordres ma princesse


La plus :) des blogueuses.

L'exquise SimpleMind a récemment délocalisé son blog vers haut et fort. Pour des raison sconfidentielles. Je vous invite à soutenir son courage, sa persévérance, son immense générosité, son altruisme inné, son talent.

Puissent ces faibles propos servir l'immense cause du nouveau papier-peint de son blog.

Amen.

lundi, juin 25, 2007

Petites considérations linguistiques

Sinon les cafards volants marocains (boudare3), les douches froides (barda), et la bière chaude (9nibila), rien ne me fait plus horreur que la confusion de ces deux termes, a fortiori, celle motivée par l'incontinence égotiste (l’3ya9a) :

Problème et problématique.

C’est à se demander pourquoi les académiciens ont approuvé la candidature de ces deux (2) mots. Alors dans le même élan altruiste, qui a inspiré les autres billets du même genre, voici pour la première fois en ligne dans un blog la définition ad hoc de ces substantifs :

Problème : ennui, difficulté, question.

Problématique : ensemble de problèmes reliés une question donnée.

Prenons la proposition suivante :

Si j’affirme que j’ai été amputé de la tête pendant la guerre. De deux chose l’une, soit, dans un contexte réaliste, je fais face à un problème simple et définitif d’état disjonction avec la vie ; soit, dans un contexte surnaturel, je suis confronté à une problématique de nature pragmatique. À savoir, je ne saurais plus ou donner de la tête, car je n’aurais plus de mémoire, j’aurais perdu la tête, mais où aurais-je eu la tête ? Je l’eusse eu ailleurs.

Cela implique les effets combinés de la mutité, de la cécité, de la surdité, et de l'anosmie. Parmi les choses que je ne pourrais plus faire figurent: une conduite automobile sécuritaire; l’inscription céphalique de buts dans un match de foot; les attentats terroristes aériens contre les gratte-ciels; une belle pensée pour ma belle-mère; la perception disgracieuse des flatulences; le visionnage de vidéos porno sur le web; les clins d’œil charmeurs dans les boîtes huppées; ne sachant plus, du reste, distinguer le jour de la nuit.

L’autre grand problème de l’humanité est relié à l’emploi inadéquat de mots dans un simple but ornemental. Une atrophie des lobes frontaux serait à l’origine de cette pathologie très fréquente en Afrique du Nord-Ouest. Ne dit-on pas «fondre comme un glaçon au soleil» ? Je pense que non, mais anyway!

Ainsi, sans aucune trace de légitimité, d’aucuns (c’est très très très bête mais ça veut dire «certains»), agrémentent systématiquement le pronom indéfini «on» de la particule «l» apostrophe, sans s’être jamais posé de question sur la fonction de cet emploi. Voici la règle: «En général, on remplace le pronom indéfini on par la forme l'on après et, ou, où, que, à qui, à quoi, si, par souci d'euphonie», J. Girodet, Pièges et difficultés de la langue française, p. 543.

De rieeeeeeeeeen... Humanité!


vendredi, juin 15, 2007

Le clash n'est pas inévitable



Encore ce matin, j'écrivais le commentaire suivant sur le blog de Chamali :

«Hélas je crois qu'aujourd'hui il faudra reconnaitre que double-vé malgré la bêtise de son argumentaire a non seulement réussi à scinder le monde, en plus d'avoir haussé les tensions politiques internationales et exacerbé les fanatismes de tous bords.
En Europe, malgré le retard de la réaction, je pense que nous pouvons parler de deux camps: les partisans du clash et les promoteurs de la fraternité.
Chapeau bas à tous ceux qui ont œuvré avec succès à désamorcer les âmes de dislocation massive et ramené l'être humain à la raison! Merci de soutenir la paix!»

Contre un autre billet «Contre la laïcité... ou pour...» (allusion probable: ou pour le port du voile?) je réagissais de façon assez vive; voici mon dernier commentaire bien plus sage que le premier:

«Je ne défends pas le port du voile, mais je m'insurge contre la défense de le porter, je défends la liberté.
Le voile est un vêtement, n'y projetons pas tous nos aprioris, ils sont sans valeur démocratique.
Si moi, comme homme, décidais de porter un voile parce j'en ai envie aujourd'hui, qui aurait légitimement le droit de m'en priver? Je me situe là dans le contexte d'un pays de droit tel que la France.
Comprenez-vous qu'imposer légalement un code vestimentaire c'est mettre à mal vos valeurs fondamentales? Les libertés individuelles.
Pour ce qui est de l'Iran, il n'a pas simplement la même Histoire que la France, ni les mêmes prétentions universalistes.
Un de vos propos me surprend, vous rendez-vous que vous dites: "Cependant je reste mal à l'aise face à ces jeunes filles voilées de la tête au pied et j'ai du mal à croire, alors qu'elles sont nées et ont grandi dans notre pays, qu'elles le soient de leur plein gré."
Ces filles voilées n'ont pas seulement grandi dans VOTRE PAYS, mais aussi le leur, à moins qu'il ne vous choque, là encore de leur concéder ce droit.
Mais je crois que cela n'est pas encore de votre ressort, fort heureusement!
Si l'on devait interdire tout ce qui nous choque, cela donne une forme d'exclusivisme qui s'appelle le fascisme. Hitler était "choqué" par les juifs, vous connaissez la suite.»

Qu'en pensez-vous?

Voir aussi: La thèse du choc, Du bon usage de la farine.

lundi, juin 11, 2007

Le questionnaire de Procuste





Ne sachant trop comment un introduire un tel sujet qui m’a été suggéré par un blogofrère (oui sur la même base que confrère), j’ai pensé d’abord à taper bêtement « quatre » dans le moteur de recherche d’images Google, et ô combien ne fus-je pas déçu ! Presque autant qu’avec le terme anglais « four », et encore plus qu’avec « cube », sans oublier qu’un cube comprend six faces. Décidément, cela ne le fit pas. C’est alors que je pensais à la forme d’une pyramide dont quatre faces seulement sont visibles, et deux simultanément. Essayant tant bien que mal d’extraire de BrainDamage quelque chose d’intelligent sur un propos qui ne l’est pas, j’ai soudain vu les faces visibles d’une pyramide comme les deux pages d’un livre ouvert ; l’essentiel est ailleurs, au-dedans. Quel plus bel ouvrage alors que la Pyramide du Louvre transparente comme les plus belles pages des éditions françaises, diaphane tel un écrit, laissant paraitre la structure complète de l’architecture, dévoilant un œuvre filigranée, pour représenter cela ? Le Louvre étant un haut lieu de la culture universelle, l’image me parut, somme toute, appropriée.

Dans l’ordre, mes quatre premières lectures furent :

Le vieil homme et la mer, de Hemingway ; L’autre, d'Andrée Chédid ; La neige en deuil, de Henry Troyat ; ça sentait la gauche à plein nez, des livres déprimants bourrés d’affects et d’humanité. Ruy Blas, de Hugo. Selon certains profs, Hugo ne serait pas si bon dramaturge qu’il est un grand romancier et un poète ; cette lecture m’avait pourtant fait aimer lire le théâtre, puis ça parle un ado ces histoires d’amour et de cochonneries. Chouette bouquin, though !

côté BD: je fus nourri au grain communiste (je l’ignorais) de Pif et Hercule. J'ai lu presque tous les Tintin, Lucky Luke, Asterix, et un paquet de Gaston Lagaffe.

Les quatre écrivains que je relirai encore et encore :

Camus, Sartre, Kundera (à égalité avec Paroles de Prévert, pour la légèreté de ton et de forme et la gravité des thèmes), et Alessandro Baricco. Les deux premiers sont d’ores et déjà considérés comme des classiques de la littérature contemporaine, le troisième est probablement en train de le devenir, et le quatrième le sera peut-être.

Baricco est un écrivain tout à fait exceptionnel, à mon sens, résolument moderne sans être rébarbatif comme le seraient les grands écrivain du XXe siècle. Il allie volontiers une trame narrative captivante à des digressions presque surréalistes, tout cela conté avec l’immense talent d’un musicien. Non pas que les sonorités traduites de l’italien ne soient pas trahies, mais il demeure un rythme, puis le latin n’est jamais si loin de la langue de Molière. Comme un bon musicien de son époque Baricco compose ses textes avec une ponctuation altérée, telle une partition ouverte aux libres choix de l’interprète. Un artiste.

Les quatre auteurs que je ne lirais probablement plus jamais :

Agatha Christie, James Hadley Chase, Danielle Steel… Un seul de leurs livres suffit. Une seconde lecture n’apporte rien, me semble-t-il — sans vouloir heurter la sensibilité des amateurs. Barbara Cartland ou n’importe quel roman Arlequin — j’avoue que j’ai quand même essayé.

Les quatre livres que j’emporterais sur une île déserte :

En tête de liste figure évidemment le saint Coran, accompagné si possible d’une explication bilingue et bien fournie.

L’œuvre ouverte
, un essai d’Umberto Eco d’une grande intelligence et qui aurait saisi toute la postmodernité artistique. Je crois que c’est un peu grâce à ce genre d’ouvrage que nous disons aujourd’hui que l’appréciation d’une œuvre est une chose toute subjective. Eco postule dans cet essai qu’une œuvre se lit comme le musicien interprète une partition. Il ajoute qu’il existe plusieurs lectures par lecteurs, autant d’œuvres que de lectures, en comparant les galaxie ou les structures mises au jour par la physique quantique à la perspective de l’esthète voyant chaque fois dans
une toile abstraite un réseau signifiant différent ; en cela, il rejoint le système « codal » (néologisme nécessaire) développé à travers l’œuvre de Barthes.

Novecento : pianiste
de Baricco. Un récit aussi court que dense, à tri-chemin :) entre le théâtre, le récit et la poésie. Comme je serais seul sur cette ile, je n’aurais plus besoin de lire Sartre ou Camus. Et puisque j’aurais le temps de me faire chier pourquoi pas prendre un roman de type un-méchant-paquet-de-briques tel À la recherche du temps perdu de Marcel Proust, qui si l’on en croit Françoise Giroux n’est pas dénué d’humour. Une œuvre monumentale et ouverte à de multiples relectures (c’est conçu pour).

Enfin, Les figures du discours de Fontanier le plus bel ouvrage didactique qu’il m’ait été donné de lire. Plutôt qu’une grosse et insipide anthologie ou un aride grammaire, ce texte procure une joie de lecture surprenante, tout serti de citations classiques ; il est du reste rédigé dans une langue exemplaire. De quoi m'inciter à jeter une bouteille à la mer.

Les quatre livres que je suis en train de lire :

À l’Ouest rien de nouveau, Erich Maria Kramer (dit Remarque en France) ; L’insoutenable légèreté de l’être, Kundera ; L’art du roman, Kundera ; Qu’est-ce que la littérature ? de Sartre.

Sur les conseils éclairés du jeune mais
non moins lucide nababstoun je me suis procuré l'ouvrage de Kramer. C’est le récit d’un soldat vivant l’enfer des tranchées durant la Grande Guerre (appréciez l’emphase méliorative) ; un récit tout à fait moderne par l’emploi du présent et caractérisé par une grande honnêteté dans le ton : loin de l’héroïsme des récits épiques, il n’y a là ni gloire ni courage, simplement de l’humanité, dans tous ses travers et déboires, confrontée à l’horreur quotidienne.

Je ne présenterais pas les ouvrages du célèbre Kundera, mais je ne saurais que trop recommander la lecture de l'exquise réflexion de Sartre sur la littérature. Comment dire ? Il a cela de commun avec Roland Barthes que ses essais sont peu ou prou annotés. Loin des standards académiques, on sent chez eux une véritable vocation pour l'originalité, un investissement bien plus personnel sans que cela nuise à l’objectivité. À l’évidence, au moment où Sartre écrit ce texte, il adhère encore au Parti Communiste Français. Il s’en ressent, notamment dans l’idée fondatrice de l’essai : le matérialisme historique, à savoir que la littérature n’est que le reflet de la société et de ses mouvances, et non plus le résultat d’un génie individuel, voire plus archaïque, le fruit d’une inspiration divine.

Les quatre premiers livres de ma liste à lire ou à relire :

Il est là sur ma table de chevet, en édition originale Gallimard grand format, 21 cm, 495 putains de pages et demi. Et demi! Je ne dirais pas que je m’y suis attaqué. Car, il faut plus. Il faut carrément l’aval du Conseil de sécurité de l’ONU. L’ogre se nomme Globalia de Jean-Christophe Rufin. Et je le soupçonne d’être la cause directe de mes insomnies.

Suivant les conseils éclairés du jeune mais lucide nababstoun je devrais pouvoir lui emprunter Voyage au bout de la nuit de Céline, sitôt qu'il aura fini sa 26e relecture. Il ne m’a pas convaincu de le lire pendant les heures et les heures qu’il m’en a parlé, l’expression appropriée me semble plus proche de ce que l’on nomme habituellement un « lavage de cerveau ». Je crois même que je commence à me sentir célinien… moi aussi :p

Une chose qui sera bientôt de la plus pressante actualité : la pensée islamique. J’ai découvert par hasard l’excellent essai de Rachid Benzine intitulé Les nouveaux penseurs de l’Islam, publié conjointement en 2004 par Tarik éditions et Albin Michel, mais offert
au Maroc au prix très démocratique de 70DH. Une somme, de qualité académique, et dans une langue qui ne souffre pas le reproche. Il y passe en revue les courants de pensée de la théologie islamique de tous bords avec un net penchant en faveur des réformateurs.

Tous les ouvrages de Jacques Aumont, à commencer par L’esthétique du film (que j’ai beaucoup fréquenté), L’analyse des films (longuement parcouru) et Les théories des cinéastes dont je dispose, mais que je ne me résous pas à aborder en profondeur. Aumont, professeur à Paris III, a rédigé l’essentiel de la théorie cinématographique, faisant la synthèse et le tri parmi tous les écrits sur le cinéma. Dans la même veine, il existe un ouvrage en réédition tout aussi nécessaire ; avis aux intéressés : un essai de Christian Metz, Le signifiant imaginaire, publié initialement en 1977. J’aimerais dire une chose à ces bouquins non disponibles au Maroc : « Vous perdez rien pour attendre! »

Les premiers mots de mon livre préféré :

« Puis-je, monsieur, vous proposer mes services, sans risquer d’être importun? Je crains que vous ne sachiez vous faire entendre de l’estimable gorille qui préside aux destinées de cet établissement. Il ne parle, en effet, que le hollandais. A moins que vous ne m’autorisiez à plaider votre cause, il ne devinera pas que vous désirez du genièvre. Voilà, j’ose espérer qu’il m’a compris. Ce hochement de tête doit signifier qu’il se rend à mes arguments. »

Albert Camus, La chute, 1956.

Pour autant que je puisse le faire, je relis ce livre annuellement.

Les derniers mots d’un de mes livres préférés :

« […] A six heures, le corps du père Goriot fut descendu dans sa fosse, autour de laquelle étaient les gens de ses filles, qui disparurent avec le clergé aussitôt que fut dite la courte prière due au bonhomme pour l'argent de l'étudiant. Quand les deux fossoyeurs eurent jeté quelques pelletées de terre sur la bière pour la cacher, ils se relevèrent, et l'un d'eux, s'adressant à Rastignac, lui demanda leur pourboire. Eugène fouilla dans sa poche et n'y trouva rien, il fut forcé d'emprunter vingt sous à Christophe. Ce fait, si léger en lui-même, détermina chez Rastignac un accès d'horrible tristesse. Le jour tombait, un humide crépuscule agaçait les nerfs, il regarda la tombe et y ensevelit sa dernière larme de jeune homme, cette larme arrachée par les saintes émotions d'un cœur pur, une de ces larmes qui, de la terre où elles tombent, rejaillissent jusque dans les cieux. Il se croisa les bras, contempla les nuages, et, le voyant ainsi, Christophe le quitta.

Rastignac, resté seul, fit quelques pas vers le haut du cimetière et vit Paris tortueusement couché le long des deux rives de la Seine où commençaient à briller les lumières. Ses yeux s'attachèrent presque avidement entre la colonne de la place Vendôme et le dôme des Invalides, là où vivait ce beau monde dans lequel il avait voulu pénétrer. Il lança sur cette ruche bourdonnante un regard qui semblait par avance en pomper le miel, et dit ces mots grandioses: "A nous deux maintenant!"

Et pour premier acte du défi qu'il portait à la Société, Rastignac alla dîner chez madame de Nucingen.

Saché, septembre 1834. »

Balzac, Le père Goriot, 1835.


Avant de clore ce billet, j'aimerais à présent lancer l'invitation à quelques vaillants blogueurs et blogueuses, j'appelle à la barre:

Miss Coucous Poulette ;
Mister Nababstoun ;
Mister Space Cowboy ;
Mister Kusodomo ;
et pour finir Mister Lato Sensu.

Have fun!

vendredi, juin 08, 2007

Typo-tuyaux

Puisque j'ai pas lu une foutue ligne depuis quelques semaines, je n'ai aucune inspiration pour écrire. Il en découle une préoccupation majeure pour l'avenir de mon prochain, et j'ai décidé en toute humilité de rendre un autre grand service à l'humanité francophone et à ma santé mentale. Je ne vous cacherais pas plus longtemps que ma calvitie naissante est due à une action mécanique de ma main, effectuée contre mon grès chaque fois que je tombe (de haut) sur une de ces saloperies typographiques. Non pas que j'ai un tempérament intolérant, mais là ya de quoi:

Ce truquissime machin "!!!" n'existe pas dans les règles de la typographie française. Un point d'exclamation suffit bordel. Alors pourquoi en mettre plein????? et puis merde!!!!

Ce mélange surréaliste "?!" ne signifie foutrement rien. Alors mollo les Dali du clavier! Exclamation ou interrogation, faut trancher.

Un point d'interrogation [?] est toujours suivi d'une espace insécable (raccourci Word: Ctrl+Shift+Espace) de même pour le point-virgule (prononcer "vergule":p), et les guillemets français « ». Contrairement au point d'exclamation [!] qui n'en comporte pas, idem pour la virgule [,].

Lorsque l'interface de traitement de texte le permet on réserve généralement les italiques, à tous les titres, indistinctement : films, livres, journaux, etc. Exception faites des titres appartenant eux-mêmes à un titre générique ; ex. : un chapitre de livre, un article de journal, seront compris entre des guillemets français, sans italiques.

Seul le premier mot d'un titre porte une lettre capitale comme initiale, le reste est en bas de casse. Ex. : La chute de A. Camus. Sauf si le titre contient la conjonction « et » (ou bien « ou ») comme dans Crimes et Châtiments.

La locution latine Et cetera, toujours prononcée "xcetera et xcetera" en France, ne sera jamais suivie de trois points [...], le sens prolongateur de ces derniers y étant déjà suggéré.

Le signe deux points [:] est également suivi d'une espace insécable.


Voilà c'est incomplet mais c'est déjà mieux que rien et puis ça brise la paresse d'écrire en ces temps de changements climatiques intempestifs.


mardi, mai 29, 2007

Humeurs




HUMEUR, subst. fém.
I. Vieilli. Substance liquide sécrétée par un organisme vivant. (Trésor de la langue française informatisé)

Le bas de gamme de la bonne humeur c’est de claquer des mains à l’unisson quand l’orchestre du bar s’évertue à vous décoller de votre chaise. Le haut de gamme de la bonne humeur, c’est quand après deux heures de course à pied, la glande endorphine diffuse de la morphine dans l’organisme et qu’une joie impondérable fasse vibrer le corps et l’esprit : « la perspective de changer le monde » est un thème récurent chez les sujets à cette expérience. Changer de monde ? Entre ces deux extrêmes, les gens s’agitent comme ils peuvent, en quête de plaisir. L’envoutement, l’enthousiasme, c’est le mouvement.

Le désastre bas de gamme, c’est quand votre petite amie nord-américaine s’affole parce que votre compte d’Internet est en souffrance depuis 10 jours ; qu’elle vous persécute jusque dans votre sommeil matinal en vous dressant la facture droit devant vos yeux dans une ambiance mélodramatique limite triller (vécu). Le haut de gamme du désastre, c’est quand un 6 aout 1945 vous recevez un colis aérien répondant au sobriquet de Little Boy, que vous habitiez l’agglomération d’Hiroshima, et que 43 secondes plus tard, tout ce qui a constitué de près ou de loin votre existence est anéanti sur le champ par 64 kg d’Uranium 235 (vécu). Entre les deux, les gens s’agitent autant que possible pour éviter le désastre.

Le haut de gamme de l’existence, c’est le mouvement : aujourd’hui là, demain là-bas, une simple petite carte en plastique, ô combien convoitée, dénommée bien souvent Golden Card, peut transporter son détenteur dans les meilleures conditions au bout du monde en un rien de temps. Le bas de gamme de l’existence, c’est donc l’immobilité ; qui, dans son expression la plus pure, fait correspondre l’inexistence à l’existence dans un état de léthargie extrême qualifié de comateux. Voilà pourquoi humeur et liquidité sont synonymes ! «L’argent fait le bonheur» chantait le groupe canadien Les respectables. Quelle ironie !

Question: Comment se fait-il que l'on conserve généralement ses économies dans une tirelire (tireulireu) à l'effigie d'un cochon souriant ? Clin d’œil coquin à l’humeur testiculaire ? Brillante symbiose sémiologique intuitive à trois termes ?

Synthèse: Le bonheur est cochon.




dimanche, mai 13, 2007

La thèse du choc



En un mot : la thèse du « choc des civilisations » c’est comme on dit en bon latin bull shit!

Pourquoi ? Parce que cela fait partie du syndrome de sarkoze critique, pathologie de l’extrême droite qui ne s’assume pas.

La question qui en découle : Qu’est-ce qu’une civilisation ?

Pour les linguistes : c’est l’apparition d’une langue.

Pour les anthropologues : c’est un intervalle spatio-temporel définissant un peuple ou un ensemble de peuples, partageant une relative unité culturelle, géographique, linguistique, idéologique. À l’évidence, le limites géographiques et l’étendue temporelle doivent être suffisamment vastes. On parle de civilisation à partir de quelques siècles en général.

Or qu’est-ce qu’on nous sert quotidiennement dans les médias occidentaux ? Choc des civilisations, guerre de religions, incompatibilité de l’islam avec la modernité ou avec le capitalisme. Preuve d’une grande ignorance ? Que nenni : Simulation !

Quelles civilisations entrent en choc ? L’Occident et l’Orient ? Qu’est-ce que l’Occident ? Le monde chrétien ? Je ne vois presque rien de commun entre les Russes orthodoxes et les Etasuniens, entre le Nord de l’Europe principalement protestant et le Sud surtout catholique. Parlons de l’Europe actuelle justement qui est demeurée obscurantiste jusqu’aux apports de la civilisation islamique, selon moi fondement objectif de la Renaissance, elle-même constituant la base du monde moderne. Qu’il s’agisse de droit, de santé, ou de science, rien dans le monde occidental actuel n’est dépourvu d’un fondement arabo-musulman. Les religions dominantes en Europe sont elle-même issues de la même zone géographique, et plus ou moins de la même race : les sémites. Toutes prétendent à la même vérité divine, toutes sont monothéistes. Ou se trouve le chiisme ? Il me semble que le seul véritable clivage idéologique se situe dans un axe Est-Ouest, dans des philosophies nettement distinctes du monothéisme : le bouddhisme, l’hindouisme, etc. Dans lesquelles les conceptions mêmes de divinité sont entièrement différentes. Nous autres Musulmans, Chrétiens, Juifs, vivons dans le grand village monothéiste. Nous partageons tout : une histoire commune, la nourriture, la boisson, les valeurs, les ambitions, la vision du monde. Nous sommes comme tous les habitants d’un village sujets à desrivalités temporaires, victimes de guéguerres territoriales ou tribales, mais après tout avec quelques décalages temporaires et quelques nuances, nous vivons la même histoire. L’islam a élevé les femmes au rang de citoyennes à part entière, leur a donné droit de propriété, les Lumières (quelle pompe n’empêche !) ont développés ces droits. Aujourd’hui le monde musulman est influencé positivement par des penseurs occidentaux qui, il faut le reconnaître, le dépassent largement. Je ne vois toujours pas de choc des civilisations. S’il devait exister, il serait révolu depuis treize siècles. Un choc qui perdure près d’un millénaire et demi, c’est un non-sens.

Qu’est-ce que la civilisation occidentale ? Celle d’après ou celle d’avant la décolonisation. Car, à ce jour on ne peut parler de civilisation européenne ou occidentale récente que coloniale — celle qui a perduré quelques siècles. Or quelles furent les valeurs véhiculées pendant cette époque ? Esclavage, fascisme, exploitation, expropriation, tout cela réuni sous le terme très ténu de pacification. À son passage, cette pacification a quand même exterminé complètement quelques peuples d’Amérique notamment. Napoléon a lui-même rétabli l’esclavage, et inventé la chambre à gaz. Si par contre nous parlons de ce très court épisode de l’histoire entamé il y a cinquante ans avec la fin de la Deuxième guerre mondiale, nous n’avons pas encore assez de recul pour parler d’une quelconque civilisation. Il est certain que nous vivons actuellement sous domination anglo-saxonne, plus exactement anglo-américaine, mais d’aucuns annoncent déjà les signes de son déclin. Qu’en savons-nous? Il faut que l’histoire se passe, qu’une « civilisation » déchoit pour que l’on puisse la décrire et la délimiter. Quand à cette illusoire rencontre entre l’Orient et l’Occident, c’est user de termes désuets et incorrects datant de la pré-colonisation, désignant mal des zones géographiques vagues et des cultures hétérogènes ; preuve d’ignorance ou de mauvaise foi.

vendredi, avril 13, 2007

Fautes de langue trop fréquentes

«Suite à» est incorrect. Cette formulation se construit comme «À la fin de»; l’emploi adéquat est donc: «À la suite de», dans tous les cas. On voit plus aisément la faute de sens dans le cas d’une hypothétique construction telle que : «Fin à». Si le rédacteur recherche la brièveté, libre à lui d’utiliser la préposition: «Après».

«Après que» est toujours suivi de l’indicatif, et non du subjonctif; il faut alors éviter: «Après que je sois parti» et le remplacer par «Après que je suis parti». L’indicatif et le subjonctif ont des valeurs différentes. Le subjonctif introduit le doute, l’hypothétique, différent du sens de la phrase qui affirme une action accomplie: «être parti». La confusion origine probablement de la construction fréquente avec le pronom relatif «que», par exemple dans: «Que je sois parti ou non ne change rien». Cela dit, un débat de grammairiens, plus poussé, légitime l’emploi du subjonctif, mais voilà puisque je n’y ai presque rien compris, tenons-nous en aux règles en usage.

«Ceci dit» est impropre. «Cela dit» est la forme juste. «Ci» et «là» sont des mot dont le sens spatial est nuancé, le premier se rapporte à la proximité immédiate et le second à un éloignement relatif. Leur relation est une contradiction. Une chose ne peut pas être ici et là, mais ici ou là. En revanche, temporellement, ils sont contraires : «ci» et « là » ont respectivement une valeur cataphorique (postériorité) et une valeur anaphorique (antériorité). On dira donc mieux: «écoutez ceci», «Je vous dirais ceci» suivi de [:]; et «Cela dit», «Cela étant dit», «Cela étant».

«Très» s’écrit avec un accent grave parce qu’il se prononce «très» et non comme «trait».

Mise à part la signature d’une pétition contre le commerce des armes à feu en 2003, voilà le seul service que j’aurai rendu à l’humanité.

vendredi, avril 06, 2007

La guerre


Le 22 juin 1941, la Wehrmacht envahit l'Union soviétique. En six mois, 3 millions de personnes décèdent. La ville de Stalingrad est en ruine.















Un jour, la guerre tombe.

Alors que tout le monde se demande pourquoi, elle se fraye un chemin d’évidence que nul ne soupçonne. Que vous l’aimiez ou la haïssiez. La guerre s’installe, la guerre s’instaure. C’est le climat de guerre. Une fatalité.

Ce jour là, la guerre déploie ses tentacules et injecte les venins de la haine mutuelle au point de se rendre indispensable. Les tensions montent tellement que la guerre semble une délivrance. Le jour d’après, elle est en vous, elle est partout. Comme une tension dans le cou, comme une névrose insoignable. La haine. La haine à son comble est la chaise longue de la guerre. Elle s'y prélasse sous le soleil des campagnes pittoresques de votre enfance, dans les plus colorés paysages de votre vie ; elle peint tout, monochrome, dans des nuances de gris, les ténèbres. Mais c’est après.

Avant cela, elle fut de mille couleurs, de la boue, des entrailles des bâtiments que vous ne verrez jamais, et de mille feus, partout le feu. Dans les visages, le feu, dans les âmes, le feu, dans les bras armés. Le monde est en feu, tout le monde crie feu, tout le monde fait feu. C’est l’empire du mal. Les salves sifflent des balles, l’artillerie vrombit, les projectiles tombent les hommes… les enfants, les femmes, les vieux, les chiens, les chats, les édifices de la civilisation. Reste un amas de décombres et de fosses et de ruines. La couleur n’existe plus. La vie non plus. Une fatalité.

Puis, la vie ne reprend pas son cours. La guerre continue et la surenchère commence. Celle de la force de frappe, celle de l’effort de guerre. La propagande bat son plein, et les usines battent le fer. Le patriotisme atteint son paroxysme. La mère-patrie envoie tout à la mort et consacre l’art de la guerre.

Enfin, la guerre s'épuise. Et les réserves et l’économie, et le courage et les effectifs, elle en vient à bout de la haine. La haine est consumée, calcinée dans le feu de l’action. Une fatalité nécessaire.

Ensuite, la douleur, le remords, la culpabilité, la connaissance. C'est le deuil. C’est la trêve. La conscience revient, la faim crie haro, et le bon sens interroge. Était-ce bien nécessaire ?

Était-ce bien nécessaire et pourtant ? Pourtant comment faire autrement ? Quand tout menait vers elle. Rien d’autre n’était possible. Tout avait été tenté pour l’éviter. D’un geste de mépris elle avait tout balayé les espoirs, les dialogues, les esprits, la raison. Elle était là au bon moment. Désirable, parée de ses milles canons et de se menaces, de ses insultes et de ses intérêts, et le point de non-retour.


La guerre a bâti toutes les civilisations. Elle fut à l’origine de bien des rencontres entre les peuples. C’est ainsi que se rencontrent les civilisations les plus éloignées. Le commerce n’est qu’un petit détour à cet effet. La guerre, elle, est une rencontre massive, intime, brutale, durable. Inévitable.

Aujourd’hui, il existe un autre moyen de rencontre massive, intime, durable, mais pacifique. Ce sont la culture et la science diffusées par les médias. Évidemment, si les médias sont utilisés prudemment et à bon escient.

mardi, avril 03, 2007

Hard corps


Le prix d'un cellulaire?










Le voici.

vendredi, mars 23, 2007

Internet, culture de masse, mondialisation : trois paradoxes



Le Progrès-recul


Une nouvelle valeur est mondialement partagée : l’authenticité. Or, ce retour éloigne les communautés.
Paradoxalement, alors qu’Internet ouvre une voie vers l’Autre, il instaure aussi le culte du nombrilisme et le repli identitaire. Le sectarisme et l’esprit obtus. Dans les années 1990, nous avons assisté à la naissance d’Internet et de son utopie. Celle du savoir libre, gratuit, disponible instantanément et partout. En même temps cette découverte de l’Autre à grande échelle occasionne une interrogation sur soi ; et par conséquent, une redécouverte de soi ; puis un retrait. Les régionalismes foisonnent, les séparatismes se déclarent des guerres intestines qui font rage. De nouvelles rivalités à la mesure du pouvoir de diffusion du nouveau média apparaissent : celles de la culture, celles des langues. Peu avant les années 2000, les journaux cessent d’être gratuits —sinon un faible contenu— et rares sont les documents fiables, de bonne qualité mis en ligne gracieusement. Internet devient comme la rue où l’on trouve de tout —licite, illicite, bénéfique, perfide— mais où presque rien n’est gratuit.

Effets d’une mondialisation ordonnée par la déréglementation, une ancienne valeur émerge : l’authenticité. Le monde ne cherche plus à changer mais à redevenir ce qu’il a été et qui semble perdu. Loin des baroquismes contemporains, des mélanges, des cultures hybrides numériques/analogiques, des melting-pots, tant espérés après la Seconde Guerre Mondiale, l’avenir se cherche et se réinvente un passé fictif, fantasmatique à souhait mais source de pureté imaginaire et mobilisatrice. Sortes de consensus culturels massificateurs et idéalistes. Qui les plantes, qui la langue, qui l’histoire… l’histoire… une histoire.

Comme s’il n’y en avait qu’une. Comme si elle était vraie. Comme s’ils y étaient. Non pas eux! Leur imaginaire oui! Mais ils y sont, mentalement…

Les histoires ne sont que des histoires pour ma part. Anyway!

Déréglementation : multiplicité de conflits d’enjeux variés menés sur plusieurs fronts, que résume si bien la maxime populaire : « Chacun son trip ».


Accélération de l’Histoire


L’histoire s’accélère et le compte à rebours semble enclenché. L’histoire s’accélère, c’est un dogme. Certains y croient, et je crois que j’y crois. Le compte à rebours de la planète est une donnée scientifique ; le soleil va mourir et nous le savons dit Edgar Morin. Curieuse coïncidence de l’histoire de l’humanité que le problème de surpopulation de la Terre survienne au même moment que de nouvelles perspectives de peuplement de l’espace.

Ce compte à rebours, nous l’aurions déclenché, par le progrès technique et la société de consommation. Pire que cela, nous l’aurions amorcé. L’histoire s’accélère car nous progressons et nos progrès nous font progresser plus et toujours plus vite. Nous sommes dans une phase de croissance exponentielle. Au niveaux des sciences et technologies, mais également au niveau démographique. L’avenir nous dira s’il en sera de même pour notre espérance de vie. Mais certains éléments portent à le croire. La victoire contre certaines maladies voraces telle la rage et les infections bactériologiques. Les antibiotiques, véritable révolution médicinale, sauveront des millions de vie.
Et les grandes guerres tueront plus que jamais. Plus que jamais le droit et la démocratie seront mondialisés. Et les explorations vont croissant. Après la Terre, sans transition, commence l’exploration de l’espace. Mais voilà. L’espace s’élargit à mesure que notre connaissance grandit. L’échéance de notre planète accourt alors même que nous améliorons nos connaissances scientifiques et technologiques ; ces éléments étant liés par causalité. Le savoir relatif individuel qui a crû pendant des siècles connaît une cruelle décroissance. Aucun scientifique, dit le paléoanthropologue Yves Coppens (interview à L’express), ne peut s'informer de toute les sciences et découvertes de son époque aujourd’hui, chose qui était faisable au début du 20e siècle. Selon lui, en lisant quelques parutions on pouvait avoir une idée générale de notre épistèmê. En même temps, surgissent des superstructures intelligentes telles les réseaux d’ordinateurs de calcul, les recherches collectives, et l’industrie multinationale. Choses impensables avant l’ère du numérique et des télécommunications.


Convergence des extrêmes


La révolution numérique transforme notre mode de vie, notre emploi du temps, notre occupation de l’espace, nos schémas mentaux, nos connaissances. Nous pouvons archiver presque infiniment et plus nous développons notre capacité de stockage plus l’espace requis à cet effet tend à diminuer. C’est à se demander si un jour on pourra archiver tout le corpus culturel et historique de l’humanité dans un grain de riz. Bien que la simplicité de l’encodage binaire soit plus complexe que la graphie traditionnelle. Une lettre binaire par exemple nécessite un octet numérique, l’image et la couleur sont encore plus volumineuses. Et bien que la courbe n’existe pas en infographie, la puissance des ordinateurs actuels permets d’en créer l’illusion. Il n'existe que des points reliés par des lignes droites. C’est ce point là précisément qui me fascine dans l’informatique. Cette convergence de l’infiniment long, lent qui bascule subitement vers l’infiniment vite et reproductible. Cela est manifeste dans les jeux vidéos, dont on sait qu’ils sont extrêmement long à développer, mais sitôt fait, peuvent être modifiés infiniment et dans un temps comparativement très restreint.

Simple exemple : un petit hacker peut s’amuser vainement à briser les codes de sécurité d’une base de donnée importante (ex. FMI, Banque Mondiale, Armée US) durant des décennies, et d’une seconde à l’autre peut y parvenir, et causer monstre dégâts planétaires.

Cette nouvelle dynamique de la convergence des extrêmes est une brutale transformation. Un schéma qui ne pouvait pas exister avant l’ère numérique. Évidemment certains progrès techniques et scientifiques relativement récents ont permis des accélérations assez promptes, mais jamais à ce point subites. Je pense au pétrole par exemple. En revanche, ce qu’à permis l’informatique contrairement à toute autre invention précédente, c’est de multiplier l’intelligence humaine et sa capacité de recherche, et malgré tout de diffuser à grande échelle un grand nombre de connaissances et d'informations, sans compter son potentiel communicationnel.

L’Ouroboros, ou serpent se mordant la queue, a longtemps été symbole de la continuité de la vie, du cycle mort-vie. Mais voilà pour faire une image facile, il semble manger plus vite qu’auparavant, sans avoir le temps de se régénérer, au point de s’autodétruire.

Évidemment cette vision un peu sombre ne plaira pas à tous, mais les problèmes environnementaux ne font plus de doute comme dans les années 1990. Et les solutions même les plus radicales ne résoudraient rien aux problèmes qui nous attendent au courant du siècle 2000. Et pour finir sur une note optimiste pensez à acheter un petit lot sur Mars pour vos arrière-petits-enfants, mieux vaut être prévoyant, et puis sait-on jamais, l’Ouroboros aura peut-être une évolution différente de celle qui est prévue. La possibilité de vie sur Mars n'est pas une élucubration théorique, ni une vue de l'esprit, mais bien une perspective certes théorie, mais potentielle.


vendredi, mars 16, 2007

Histoire de fous

Le psychologue voit des fous partout, le littéraire commente "ça s'explique", le philosophe s'interroge "qu'est-ce que la folie?" et le journaliste titre "la folie ambiante", quand le poète chante "douce folie".
Shakespeare synthétise: "Quelle pitié que les fous ne puissent parler sagement des folies que font les sages".



La coke c'est l'alcool du riche, le shit c'est l'alcool du pauvre... Tout n'est qu'alcool en somme.

jeudi, mars 01, 2007

Du bon usage de la farine


(Cette image détournée de son sens initial m'a été offerte par une librarie qui traite d'un sujet qui me plaît : l'abolition du système scolaire. Avis aux intéressés: La Petroleuse)

J'aimerais proposer un sujet qui fait souvent débat et qui me tient à coeur. Ils sont haïs partout. Que ce soit ici ou là-bas. Déshérités, ils n’ont plus de culture propre. Orphelins, ils n’ont plus de peuple. Il s'agit des Beurs, des Blacks, de la "racaille" chère à Sarko. Le Pen eût dit "Exterminons!" sans le passé shoah-connection de la France. Villepin a dit "Précarisons", une façon respectable de tirer profit d'une situation indésirable, Sarko dira "Nettoyons", et plus tard "sélectionnons" plutôt que nous ne "subissions", paradigme nazi en fin de compte tout juste édulcoré.
Perso, j'appelle ça une pénurie de candidats viables. À gauche une candidate certes gauche, on ne peut plus gauche mais que tout le monde trouve trop à droite. À droite un énergumène quasi-fascisant sarcastique et déséquilibré, que tout le monde juge dangereusement assoiffé de pouvoir, enfin un candidat dit de l'extrême centre, au point de n'avoir aucune place.
Signe des temps, la droite emboîte le pas à l'extrême droite, et la gauche à la droite.
Le monde se radicalise et les tension montent.
À moins de ressusciter Miterrand, il reste le surprenant Chirac pour sauver la mise comme il l'a fait en 2002, avec le soutien conditionnel d'une population outrée.

Revenons à nos moutons.
Partout on entend dire “ce sont eux les violeurs, les violents, les voleurs, les trafiquants, les illettrés” en un mot “ils refusent de s’intégrer”, et c’est dans leur nature. Enfin faut bien trouver une explication. Et puis, s’il s’agit d’Arabes et de Nègres on va pas passer l’après-midi à essayer de comprendre. Qui s’intéresse aux balayeurs et aux éboueurs?
Je ne redirais pas la liste bien fournie de préjugés, d’insultes concernant ces ethnies car, la question importante selon moi c’est: Pourquoi l’immigration africaine en France est-elle un échec? Est-ce la faute d’Hercule qui a séparé les deux continents? La faute au soleil peut-être qui nous frise les cheveux et nous fait trop noircir? Pauvre de nous. Pauvre de nous! Comme j’aurais aimé être blond, voire plus que blond, blond platine comme un suédois et blanc comme la neige, il n’y a que ça de vrai! Les autres peuvent aller se rhabiller, ou se jeter à la mer. C’est ce qu’ils font d’ailleurs, preuve qu’ils voudraient être blond platine et blancs comme neige. Michael Jackson avait donc tout compris. Demain j’achète mon stock de farine et je pointe au consulat français, ils trouveront rien à dire, clair! Ils me prendront pour un des leurs, un de vrai. Et un truc pour défriser les tifs et de l’eau oxygénée, dans deux mois je suis suédois plus vrai que nature. À tous les Black et Beurs de France, intégrez-vous bordel, achetez de la farine!
Maintenant rapidement, mes modestes arguments:
En Belgique, c’est les Rebeux qui font toutes les gaffes. En France, ils partagent ce titre avec les Blacks. Au Canada, les communautés marocaine et chinoise étaient les mieux intégrées avant le 11 septembre. Alors que les Libanais s’intégrent très bien partout dans le monde, depuis l’exode dû à la guerre civile, en Australie, ils sont haïs comme les Beurs en France. Où sont considérés comme des voleurs, des violeurs, et des casseurs. En Amérique du Nord, les Noirs sont souvent les plus mals perçus. Dans tout quartier Afro-américains, on reconnaît les gangs de rue aux couleurs qu’ils affichent, etc. Phénomène qui n’existe pas en Afrique qui contient pourtant des centaines de millions de Noirs.
Donc si c’est pas génétique et naturel qu’on m’explique pourquoi on démonise systématiquement ces communautés en difficulté au lieu d’en prendre soin comne on le devrait? À Clichy (lieu initial de la Révolte des banlieues) il n’existait pas un seul maudit commissariat. Ces populations ne demandent sûrement pas mieux que d’accéder elles-aussi au bien-être et au confort. Qu’on ne vienne pas me dire que les gouvernements concernés font tout leur possible mais que et que et que... Bien au contraire, je soupçonne les gouvernements concernés d’entretenir malicieusement la précarité de ces communautés, car tout confort pour les uns nécessite l’exploitation des autres. Qui va faire la vaisselle après un banquet? Qui va laver les chiottes après une orgie? C’est comme le travail au noir, jusqu’à un certain point ça stimule l’économie car, cela donne plus de marge de manoeuvre aux entreprises.
Faut-il vous le dire mille fois: si vous n’êtes pas encore farinitiés, enfarinez-vous, diantre!
Vous connaissez la devise: Liberté, Égalité, Farinité. La farine, c’est la liberté.