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mercredi, octobre 17, 2007

Les 5 inventions à rayer de l’histoire avant l’an 2025


Number uno, cat. Latex : The Capote

D’aucuns pourraient me le reprocher car incarnant à leur un danger bien cochon en la personne du VIH, mais le condom remporte haut la main la palme d’or de ce classement; n’est-pas BrainDamage qui veut. À cause de cette invention navrante, j’ai toujours cru faussement que la signification du substantif « débandade » dénote la baisse d’excitation faisant suite à l’installation de cette chaussette phallique en latex. Suprêmitude de l’anti-érotisme s’il en est. Alors ça m’a obligé à revérifier la définition du terme dans mon dico qui pèse 2856 grammes et compte 2844 pages en édition 2001, chose que je trouve foutrement ennuyeuse. Ah! Si l’Angleterre n’avait pas conquis la Terre entière et qu’ils avaient pas eu les moyens d’inventer cette cochonnerie de capote anglaise on en serait pas là aujourd’hui, Dear!

Et, Ah! si John Paul avait été écouté. Même le penseur germanique Niet-Che (qui veut dire bien connement dire que c’est pas lui le Che; se reporter à ce document) l’avait dit : Humains, trop d’humains! » Trop d’humains sur cette Terre bordel, comme si on l’avait pas assez dit, alors vu comme ça le sida est une bénédiction et la capote une saloperie anti-survie de l’espèce humaine. Comme quoi, « faut jamais se fier au apparences », réhabilitons les vertus sidatiques.

Bref la définition débandade finalement c’est : un peu le contraire. À savoir un peu le comportement de lorsque t’avais zéro an moins 9 mois et que tu faisais le con avec les potes au coin de la vulve avant de déchirer leur race dans la dernière ligne droite sur le 100 mètres utérin.

Bel exemple de conquête masculine, l’infiniment minus triomphe de l’infiniment grosse. Légendaire duel, victoire éternelle !



Des inventions humaines, certaines sont aussi coriaces et infondées que sottes et inutiles. Au deuxième rang figure donc le sacro-saint VERRE de bière.

Premièrement, du fait que l’invention du clavier d’ordinateur et de la prothèse artificielle, n’ont pas étés accompagnées simultanément, et comme il se doit, de la greffe systématique et universelle d’un troisième membre supérieur articulé (un 3e bras), la prise d’une gorgée de bière pendant la rédaction d’un post nécessite une manœuvre acrobatique et hasardeuse, sinon une perte substantielle de temps.

Et ce cela*, depuis que le taylorisme est ce qu’il est; une manœuvre longue et improductive donc, mais à laquelle on peut palier aisément en greffant tout au moins un water-bag riche de 5 litres de Ale en intraveineuse propre à étancher les soifs intempestives et inexpliquées face à un écran d’ordinateur. Troisième point positif donc. Imaginez ce qu’une bonne navigation à deux mains sur les site pornos, l’existence d’une troisième main libre, peut apporter comme bien être à votre vie de cyber-branleur ou de cyber-branleuse si applicable.


En troisième position, évidemment, et c’est vraiment pas pour faire un pied de nez aux féministes enragées, la FEMME(2). Bête et stupide de naissance et le demeure toute sa vie, et maintenant, elle refuse de faire la cuisine... Les hommes peuvent fort bien s’en passer depuis l’invention du clonage humain, du micro-onde, et du repas prêt-à-consommer dispo dans les bonnes superettes. Pour ce qui de son seul attrait résiduel (sa féminitude), après qu’elle eût perdu ses derniers avantages comparatifs et légitimes (sa beauté et sa sensualité), il se trouve aisément sur le marché au moins 5 substituts potentiels :

  1. L’antique Madame 5 parfumée de savon Lux rose (un classique);
  2. les milliards d’archives pornographiques (plus qu’assez);
  3. les enchanteresses poupées gonflables (toujours souriantes, elles font tout);
  4. les appareils masturbateurs de sex-shop (sensation garantie);
  5. les animaux dotés d’un sexe féminin (pour les zoophiles confirmés).
(2) Catégories : Inventions tardives, Liposuccion, Littérature pornographique, Œuvres d’art, Cuisine/vaisselle/ménage.


4th position, cat. : monde intelligible, La TRÊVE

La trêve est une invention relativement récente. L’être humain a par nature une propension à l’exterminisme (cafards ailés/babouches volantes, fourmilières fournies/génocides de fourmis, moustique hématophages/placage mural définitif), seule fin possible et définitive à un conflit armé. C’est bien simple.

Ce n’est qu’après un épisode tragique de l’histoire contemporaine, digne rappel de la légende ancestrale de l’anneau maudit (mythologie nordique), que l’exterminisme comme solution claire et définitive fut remis en cause. Bref, vivent les plaisirs atomiques et les joies dévastatrices, seuls garants d’une paix durable entre les hommes.

(3) « Ils présentent un corps mince et des pattes longues et fines et ils se différencient par des antennes longues et fines à nombreux articles, dépourvues de style ou d'arista. Les femelles de la plupart des espèces possèdent de longues pièces buccales de type piqueur-suceur. Il s’agit d’une longue trompe ou proboscis.

Les tailles varient mais elles ne dépassent que très rarement les 15 millimètres pour la sous-famille des Toxorhynchitinae. Les moustiques pèsent de 2 à 2,5 milligrammes. La femelle est généralement plus grosse que le mâle. » (définition volée à Wiki, le 15 octobre 2007).

D’une, ça prouve que toutes les femelles sont grosses, de deux que c’est des piqueuses-suceuses par genre quelque soit l’espèce.


5e position, cat. : Monde sensible : ex-æquo, l’AUTOMOBILE, CARTE BANCAIRE et cette satanée CLIM qui troue l’ozone et mes poumons.

Couteuse et polluante, après la disparition de la gent féminine, l’automobile ne sera plus d’aucune sorte d’utilité. De même pour la CB, les femmes ne faisant plus partie de ce monde, so what for? Pour ce qui est de la maudite de clim, d’usage fort agréable lorsque nécessaire, mais chez nos congénère les singes intelligents, toujours à donf, beau temps mauvais temps, pourri temps…. Rhaa! Une seule pensée me vient à l’esprit, ma petite Maschinengewehr 42 (MG42 pour les + intimes) me manque affreusement. Une petite salve et c’est réglé. Ah, si j’avais pu gouverner le monde à temps!



Cet article est dédié à Merveille.

mercredi, septembre 26, 2007

Communism N/A




Par exemple au lieu d’affirmer bêtement que « tous les politiciens sont des menteurs », se contenter du principe plus vaste qui gouverne à cette idée : « le mensonge est humain », dont nous pouvons extraire le cas particulier suivant : « tous les êtres humains mentent contextuellement et occasionnellement ».

Pour faire court, le communisme est un idéal. Code caisse : N/A, pour non applicable. La petite victoire pragmatique du grand communisme idéel crût en Scandinavie et porte le nom de social-démocratie. Quant au soviétisme, autrement qualifié de « capitalisme d’état », il me semble bien désuet de vouloir en faire l’apologie. Il fut hégémonique, inégalitaire, hiérarchique, dictatorial, génocide. Ce ne fut donc en aucun la « défaite du communisme ».

La pensée communiste quand à elle restera toujours, me semble-t-il, une source d’inspiration pour un monde plus juste.

PS : selon l’affiche trouvée au pif sur le web, lorsqu’on pirate des MP3, on télécharge du communisme. Nous serions donc tous d’émérites cocos sans le savoir. Autre petite victoire?

mercredi, juillet 11, 2007

Du bien-fondé de l'originalité et de la "masturbation intellectuelle"

Ce texte est dédié à SimpleMind, la disparue car, elle l'a réclamé; mais il s'adresse à quelqu'une ("une" si si j'insiste) d'autre qui se reconnaitra.

« L’histoire est un éternel recommencement », Thucydide, Ve siècle av. J.-C.

Ce texte est dédié à tous ceux qui, vaillants guerriers, sauveurs d’humanité, se bottent le cul chaque matin, après rasage ou épilation, pour changer le monde. Tous ceux dont l’existence quotidienne incarne le mythe de Sisyphe sans avoir jamais su ce qu’était le mythe de Sisyphe.

Le texte masturbatoire qui suit est né d’une confrontation de deux visions du monde différentes : celle du monde rentable et productif à celle du monde intelligible et supposé stérile. Néanmoins, retenons cette nuance que le monde intelligible englobe, conçoit, sous-tend le monde matériel.

L’originalité n’est pas un effet de style.

La pensée originale est le gage de la créativité, garante de l’évolution des sciences, du développement de la pensée, de l’histoire des idées. Or, la créativité n’est pas un exercice comme un autre. Concentration et méthodologie sont ses ennemis jurés. Lectures et documentation vous en écartent. Restent la pratique de la libre pensée, la flânerie intellectuelle, la promenade idéelle, le doute, l’interrogation, l’exploration, dans l’immensité des terrains vierges. Tous ceux qui n’ont jamais pensé de leur vie, ne comprennent pas cette dimension de l’existence humaine qui consiste à se sentir directement impliqué dans l’histoire des idées ; dans une moindre mesure certes, mais au même titre que les plus grand penseurs.

Pour comprendre cela, il faut garder en mémoire les notions d’intertextualité, de mort de l’auteur et de matérialisme historique. Si ces notions vous échappent zappez ce texte et gardez votre point de vue sur la masturbation intellectuelle. Vous avez une fonction sociale précise : celle de servir à quelque chose de pragmatique, très utile du reste. Il y a des clous, des marteaux, des fabricants de marteaux et des concepteurs de marteau. Vous devriez vous situez entre le clou et le marteau. Si en revanche, vous arrivez jusqu’à cette ligne, c’est que vous n’êtes pas dénué de bon sens ni d’ouverture d’esprit. Un grand masturbateur intellectuel est un penseur en puissance. À l’évidence, une loi mathématique bien simple n’autorisera pas tous les masturbateurs à bouleverser leur science, mais une société intello-masturbante demeure plus créative qu’une société intello-chaste. La chasteté nuit à la pensée depuis le Moyen-âge. C’est comme la mémoire, les enclumes et les clous, les forgerons… Plus on en fait, mieux on le devient, plus on s’en procure.

En termes de rendement, l’intello-masturbation mondiale n’est pas très rentable, mais nécessaire ; temporellement gourmande, elle reste peu productive. Car, son but essentiel est la création originale, et non stéréotypée. L’absurdité d’une usine à idées similaires devrait évoquer la répulsion aux esprits engagés.

jeudi, juillet 05, 2007

Missing


Elle a troqué récemment sa peluche à l'effigie d'un petit lapin contre des rollers 80's style, une décadente mini rouge flamboyant et un collier de perle en toc. Ses grands yeux lui donnent un air intello et ses aptitudes musicales ont été largement diffusés dans le monde à travers une biographie en plusieurs saisons: Les Simpsons.
Vue pour la dernière fois dans les couloirs de Haut et fort à l'adresse suivante : simplemind.hautetfort.com
Elle a disparue sans laisser de trace le mercredi 4 juillet 2007.
Veuillez enregistrer tout indice susceptible de nous aider à la retrouver.

mardi, mai 29, 2007

Humeurs




HUMEUR, subst. fém.
I. Vieilli. Substance liquide sécrétée par un organisme vivant. (Trésor de la langue française informatisé)

Le bas de gamme de la bonne humeur c’est de claquer des mains à l’unisson quand l’orchestre du bar s’évertue à vous décoller de votre chaise. Le haut de gamme de la bonne humeur, c’est quand après deux heures de course à pied, la glande endorphine diffuse de la morphine dans l’organisme et qu’une joie impondérable fasse vibrer le corps et l’esprit : « la perspective de changer le monde » est un thème récurent chez les sujets à cette expérience. Changer de monde ? Entre ces deux extrêmes, les gens s’agitent comme ils peuvent, en quête de plaisir. L’envoutement, l’enthousiasme, c’est le mouvement.

Le désastre bas de gamme, c’est quand votre petite amie nord-américaine s’affole parce que votre compte d’Internet est en souffrance depuis 10 jours ; qu’elle vous persécute jusque dans votre sommeil matinal en vous dressant la facture droit devant vos yeux dans une ambiance mélodramatique limite triller (vécu). Le haut de gamme du désastre, c’est quand un 6 aout 1945 vous recevez un colis aérien répondant au sobriquet de Little Boy, que vous habitiez l’agglomération d’Hiroshima, et que 43 secondes plus tard, tout ce qui a constitué de près ou de loin votre existence est anéanti sur le champ par 64 kg d’Uranium 235 (vécu). Entre les deux, les gens s’agitent autant que possible pour éviter le désastre.

Le haut de gamme de l’existence, c’est le mouvement : aujourd’hui là, demain là-bas, une simple petite carte en plastique, ô combien convoitée, dénommée bien souvent Golden Card, peut transporter son détenteur dans les meilleures conditions au bout du monde en un rien de temps. Le bas de gamme de l’existence, c’est donc l’immobilité ; qui, dans son expression la plus pure, fait correspondre l’inexistence à l’existence dans un état de léthargie extrême qualifié de comateux. Voilà pourquoi humeur et liquidité sont synonymes ! «L’argent fait le bonheur» chantait le groupe canadien Les respectables. Quelle ironie !

Question: Comment se fait-il que l'on conserve généralement ses économies dans une tirelire (tireulireu) à l'effigie d'un cochon souriant ? Clin d’œil coquin à l’humeur testiculaire ? Brillante symbiose sémiologique intuitive à trois termes ?

Synthèse: Le bonheur est cochon.




dimanche, mai 13, 2007

La thèse du choc



En un mot : la thèse du « choc des civilisations » c’est comme on dit en bon latin bull shit!

Pourquoi ? Parce que cela fait partie du syndrome de sarkoze critique, pathologie de l’extrême droite qui ne s’assume pas.

La question qui en découle : Qu’est-ce qu’une civilisation ?

Pour les linguistes : c’est l’apparition d’une langue.

Pour les anthropologues : c’est un intervalle spatio-temporel définissant un peuple ou un ensemble de peuples, partageant une relative unité culturelle, géographique, linguistique, idéologique. À l’évidence, le limites géographiques et l’étendue temporelle doivent être suffisamment vastes. On parle de civilisation à partir de quelques siècles en général.

Or qu’est-ce qu’on nous sert quotidiennement dans les médias occidentaux ? Choc des civilisations, guerre de religions, incompatibilité de l’islam avec la modernité ou avec le capitalisme. Preuve d’une grande ignorance ? Que nenni : Simulation !

Quelles civilisations entrent en choc ? L’Occident et l’Orient ? Qu’est-ce que l’Occident ? Le monde chrétien ? Je ne vois presque rien de commun entre les Russes orthodoxes et les Etasuniens, entre le Nord de l’Europe principalement protestant et le Sud surtout catholique. Parlons de l’Europe actuelle justement qui est demeurée obscurantiste jusqu’aux apports de la civilisation islamique, selon moi fondement objectif de la Renaissance, elle-même constituant la base du monde moderne. Qu’il s’agisse de droit, de santé, ou de science, rien dans le monde occidental actuel n’est dépourvu d’un fondement arabo-musulman. Les religions dominantes en Europe sont elle-même issues de la même zone géographique, et plus ou moins de la même race : les sémites. Toutes prétendent à la même vérité divine, toutes sont monothéistes. Ou se trouve le chiisme ? Il me semble que le seul véritable clivage idéologique se situe dans un axe Est-Ouest, dans des philosophies nettement distinctes du monothéisme : le bouddhisme, l’hindouisme, etc. Dans lesquelles les conceptions mêmes de divinité sont entièrement différentes. Nous autres Musulmans, Chrétiens, Juifs, vivons dans le grand village monothéiste. Nous partageons tout : une histoire commune, la nourriture, la boisson, les valeurs, les ambitions, la vision du monde. Nous sommes comme tous les habitants d’un village sujets à desrivalités temporaires, victimes de guéguerres territoriales ou tribales, mais après tout avec quelques décalages temporaires et quelques nuances, nous vivons la même histoire. L’islam a élevé les femmes au rang de citoyennes à part entière, leur a donné droit de propriété, les Lumières (quelle pompe n’empêche !) ont développés ces droits. Aujourd’hui le monde musulman est influencé positivement par des penseurs occidentaux qui, il faut le reconnaître, le dépassent largement. Je ne vois toujours pas de choc des civilisations. S’il devait exister, il serait révolu depuis treize siècles. Un choc qui perdure près d’un millénaire et demi, c’est un non-sens.

Qu’est-ce que la civilisation occidentale ? Celle d’après ou celle d’avant la décolonisation. Car, à ce jour on ne peut parler de civilisation européenne ou occidentale récente que coloniale — celle qui a perduré quelques siècles. Or quelles furent les valeurs véhiculées pendant cette époque ? Esclavage, fascisme, exploitation, expropriation, tout cela réuni sous le terme très ténu de pacification. À son passage, cette pacification a quand même exterminé complètement quelques peuples d’Amérique notamment. Napoléon a lui-même rétabli l’esclavage, et inventé la chambre à gaz. Si par contre nous parlons de ce très court épisode de l’histoire entamé il y a cinquante ans avec la fin de la Deuxième guerre mondiale, nous n’avons pas encore assez de recul pour parler d’une quelconque civilisation. Il est certain que nous vivons actuellement sous domination anglo-saxonne, plus exactement anglo-américaine, mais d’aucuns annoncent déjà les signes de son déclin. Qu’en savons-nous? Il faut que l’histoire se passe, qu’une « civilisation » déchoit pour que l’on puisse la décrire et la délimiter. Quand à cette illusoire rencontre entre l’Orient et l’Occident, c’est user de termes désuets et incorrects datant de la pré-colonisation, désignant mal des zones géographiques vagues et des cultures hétérogènes ; preuve d’ignorance ou de mauvaise foi.

vendredi, mars 23, 2007

Internet, culture de masse, mondialisation : trois paradoxes



Le Progrès-recul


Une nouvelle valeur est mondialement partagée : l’authenticité. Or, ce retour éloigne les communautés.
Paradoxalement, alors qu’Internet ouvre une voie vers l’Autre, il instaure aussi le culte du nombrilisme et le repli identitaire. Le sectarisme et l’esprit obtus. Dans les années 1990, nous avons assisté à la naissance d’Internet et de son utopie. Celle du savoir libre, gratuit, disponible instantanément et partout. En même temps cette découverte de l’Autre à grande échelle occasionne une interrogation sur soi ; et par conséquent, une redécouverte de soi ; puis un retrait. Les régionalismes foisonnent, les séparatismes se déclarent des guerres intestines qui font rage. De nouvelles rivalités à la mesure du pouvoir de diffusion du nouveau média apparaissent : celles de la culture, celles des langues. Peu avant les années 2000, les journaux cessent d’être gratuits —sinon un faible contenu— et rares sont les documents fiables, de bonne qualité mis en ligne gracieusement. Internet devient comme la rue où l’on trouve de tout —licite, illicite, bénéfique, perfide— mais où presque rien n’est gratuit.

Effets d’une mondialisation ordonnée par la déréglementation, une ancienne valeur émerge : l’authenticité. Le monde ne cherche plus à changer mais à redevenir ce qu’il a été et qui semble perdu. Loin des baroquismes contemporains, des mélanges, des cultures hybrides numériques/analogiques, des melting-pots, tant espérés après la Seconde Guerre Mondiale, l’avenir se cherche et se réinvente un passé fictif, fantasmatique à souhait mais source de pureté imaginaire et mobilisatrice. Sortes de consensus culturels massificateurs et idéalistes. Qui les plantes, qui la langue, qui l’histoire… l’histoire… une histoire.

Comme s’il n’y en avait qu’une. Comme si elle était vraie. Comme s’ils y étaient. Non pas eux! Leur imaginaire oui! Mais ils y sont, mentalement…

Les histoires ne sont que des histoires pour ma part. Anyway!

Déréglementation : multiplicité de conflits d’enjeux variés menés sur plusieurs fronts, que résume si bien la maxime populaire : « Chacun son trip ».


Accélération de l’Histoire


L’histoire s’accélère et le compte à rebours semble enclenché. L’histoire s’accélère, c’est un dogme. Certains y croient, et je crois que j’y crois. Le compte à rebours de la planète est une donnée scientifique ; le soleil va mourir et nous le savons dit Edgar Morin. Curieuse coïncidence de l’histoire de l’humanité que le problème de surpopulation de la Terre survienne au même moment que de nouvelles perspectives de peuplement de l’espace.

Ce compte à rebours, nous l’aurions déclenché, par le progrès technique et la société de consommation. Pire que cela, nous l’aurions amorcé. L’histoire s’accélère car nous progressons et nos progrès nous font progresser plus et toujours plus vite. Nous sommes dans une phase de croissance exponentielle. Au niveaux des sciences et technologies, mais également au niveau démographique. L’avenir nous dira s’il en sera de même pour notre espérance de vie. Mais certains éléments portent à le croire. La victoire contre certaines maladies voraces telle la rage et les infections bactériologiques. Les antibiotiques, véritable révolution médicinale, sauveront des millions de vie.
Et les grandes guerres tueront plus que jamais. Plus que jamais le droit et la démocratie seront mondialisés. Et les explorations vont croissant. Après la Terre, sans transition, commence l’exploration de l’espace. Mais voilà. L’espace s’élargit à mesure que notre connaissance grandit. L’échéance de notre planète accourt alors même que nous améliorons nos connaissances scientifiques et technologiques ; ces éléments étant liés par causalité. Le savoir relatif individuel qui a crû pendant des siècles connaît une cruelle décroissance. Aucun scientifique, dit le paléoanthropologue Yves Coppens (interview à L’express), ne peut s'informer de toute les sciences et découvertes de son époque aujourd’hui, chose qui était faisable au début du 20e siècle. Selon lui, en lisant quelques parutions on pouvait avoir une idée générale de notre épistèmê. En même temps, surgissent des superstructures intelligentes telles les réseaux d’ordinateurs de calcul, les recherches collectives, et l’industrie multinationale. Choses impensables avant l’ère du numérique et des télécommunications.


Convergence des extrêmes


La révolution numérique transforme notre mode de vie, notre emploi du temps, notre occupation de l’espace, nos schémas mentaux, nos connaissances. Nous pouvons archiver presque infiniment et plus nous développons notre capacité de stockage plus l’espace requis à cet effet tend à diminuer. C’est à se demander si un jour on pourra archiver tout le corpus culturel et historique de l’humanité dans un grain de riz. Bien que la simplicité de l’encodage binaire soit plus complexe que la graphie traditionnelle. Une lettre binaire par exemple nécessite un octet numérique, l’image et la couleur sont encore plus volumineuses. Et bien que la courbe n’existe pas en infographie, la puissance des ordinateurs actuels permets d’en créer l’illusion. Il n'existe que des points reliés par des lignes droites. C’est ce point là précisément qui me fascine dans l’informatique. Cette convergence de l’infiniment long, lent qui bascule subitement vers l’infiniment vite et reproductible. Cela est manifeste dans les jeux vidéos, dont on sait qu’ils sont extrêmement long à développer, mais sitôt fait, peuvent être modifiés infiniment et dans un temps comparativement très restreint.

Simple exemple : un petit hacker peut s’amuser vainement à briser les codes de sécurité d’une base de donnée importante (ex. FMI, Banque Mondiale, Armée US) durant des décennies, et d’une seconde à l’autre peut y parvenir, et causer monstre dégâts planétaires.

Cette nouvelle dynamique de la convergence des extrêmes est une brutale transformation. Un schéma qui ne pouvait pas exister avant l’ère numérique. Évidemment certains progrès techniques et scientifiques relativement récents ont permis des accélérations assez promptes, mais jamais à ce point subites. Je pense au pétrole par exemple. En revanche, ce qu’à permis l’informatique contrairement à toute autre invention précédente, c’est de multiplier l’intelligence humaine et sa capacité de recherche, et malgré tout de diffuser à grande échelle un grand nombre de connaissances et d'informations, sans compter son potentiel communicationnel.

L’Ouroboros, ou serpent se mordant la queue, a longtemps été symbole de la continuité de la vie, du cycle mort-vie. Mais voilà pour faire une image facile, il semble manger plus vite qu’auparavant, sans avoir le temps de se régénérer, au point de s’autodétruire.

Évidemment cette vision un peu sombre ne plaira pas à tous, mais les problèmes environnementaux ne font plus de doute comme dans les années 1990. Et les solutions même les plus radicales ne résoudraient rien aux problèmes qui nous attendent au courant du siècle 2000. Et pour finir sur une note optimiste pensez à acheter un petit lot sur Mars pour vos arrière-petits-enfants, mieux vaut être prévoyant, et puis sait-on jamais, l’Ouroboros aura peut-être une évolution différente de celle qui est prévue. La possibilité de vie sur Mars n'est pas une élucubration théorique, ni une vue de l'esprit, mais bien une perspective certes théorie, mais potentielle.


mardi, janvier 16, 2007

Petite philosophie du kitsch



Le kitsch ? c’est la station de correspondance entre l’être et l’oubli.
Kundera



L’essence du kitsch réside dans le concept de similicuir. Les états-uniens toujours moins subtils disent Fake. Enfin, mais le fake n’englobe pas tout le kitsch. Bien qu’il y ait du fake dans le kitsch. Imaginons qu’un beau jour la mode décide d’imposer, au lieu des marques renommées, leurs imitations. Le nec-plus-ultra du raffinement consisterait à débarquer dans les lieux in de la ville dans un survêt imitation Adidas, bien plouc à une autre époque. Mais à bien y penser finalement tout aussi laid que l’original. Le kitsch c’est donc l’équivalence des extrêmes. C’est faire tabula rasa de nos goûts, de nos subjectivités. C’est relativiser tout ce qui est proprement humain et l’élever au rang d’artefact. Le réhabiliter ; en fin de compte, le seul génie de l’être humain n’est pas d’avoir inventé le goût mais d’avoir seulement inventé. Artefact : création artificielle. Voilà donc l’essence de l’art que célèbre à sa manière le kitsch. Les poètes décadents introduisirent une esthétique de la déchéance, de l’effroi, les parnassiens, le registre précieux et le culte du Beau, les symbolistes, l’exotisme et la musicalité. Seul point commun possible : l’artefact. Le kitsch est donc essentiellement artistique, l’essence de l’art même, en ce sens qu’il procède toujours de l’écart entre un classicisme et une avant-garde. Le kitsch, parce qu’il est de mauvais goût, surprend toujours. Cette surprise est la mesure de la création. En science l’artefact désigne une erreur humaine ou un effet indésirable, tandis qu’en art, l’artefact est un absolu, une fin en soi. Artefact regroupe sans distinction , œuvres d’art, artisanat, industrie. Tout comme l’histoire de l’art s’intéresse sans discrimination à un vase antique ou une peinture rupestre, un monument architectural funéraire ou un texte, où tout devient art.

mercredi, septembre 27, 2006

Structure non hiérarchique



Voilà tout est dit. Les structures en réseaux ne sont pas une révolution en soi, certes. En fait, elle se rapprochent davantage de notre fonctionnement cérébral; avec ceci de commun: " l'emmergence du réseau " (mirci Wiki). "La conscience est l'emmergence du réseau neuronnal" (re ;) Wiki). C'est pas esssstraordinaire?
Mais elles ne sont pas hiérarchiques. J'adore ce terme que l'on associe souvent à la structure pyramidale, donc ça a toujours été, et donc ça sera toujours, comme l'esclavage. Regardez, depuis les romains, depuis avant les romains, mêmes l'Egypte antique n'a pu bâtir ses pyramides sans le secour de l'escalavage... BEN voyons ! Ces soi-disant "esclaves" ils mangenait mieux que ... oui? les Canadiens et les Anglais réunis / oui bonne réponse! D'autant plus que l'on doit sans doutes à ces derniers cette merveilleuse interprétation.
Ce qu'il y a de proprement surprenant avec les réseaux, est qu'il en emmerge quelque chose d'une autre nature, et qui ne se trouve en aucune de ses cellules. Cela est d'autant plus interressant nous sommes arrivés à créer une structure complexe, intelligente et efficiente, qui sans obéir à personne, satisfait aux besoins de tous. Laquelle, de surcroît, reflète l'âme de l'humanité: la conscience; sa conscience?
Ce qu'il peut y avoir de révolutionnaire, c'est la correspondance qui peut se faire entre ces points communs: un cerveau, des cerveaux, un réseau non-hiérarchique, and so on.