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samedi, février 18, 2012

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Libération du rappeur marocain Moad L7A9D




Il est un blogueur échevelé qui prétend étudier la science du "like" et le cas "je re", chômiste invétéré, bloguiste édenté, visionnaire myope, farouche analyste dominical, enluminé dans l'ombre de son bureau gorgé de moisissure par une fenêtre de lumière, il s'enquiert de tout en ce qu'il ne vécût en rien, ni ne vît rien, ni ne vécut dès lors, complètement vaincu par une rude tâche imaginaire: sauver son monde cervantesque de ses déboires à lui car il est essentiellement capable mais jamais responsable. Obnubilé par une culture-dynamite, réduit un état fauve, de cliqueur invétéré, au fil de sa souri, persuadé sans fil pourtant que pour avancer il faut finir un travail infini dont nul ne connait la fin. Il s'achève, il se rompt, il se croit détruit alors qu'il prend de l'avance et croit se perdre lorsqu'il se retrouve, il ne sait plus qui il est, mais son Tout-Puissant Créateur le guide secrètement, car tous ses pas son dictés à l'avance par Lui. C'est alors qu'il avance vers Lui fébrilement mais sûrement, surmontant tous les tabous de la personne humaine pour s'élever vers ce qui Lui semble être Dieu, Puits de Lumière Céleste de Rayonnante Vérité. Car au hasard de son parcours qu'il jugeait encore loufoque se dessine en vérité le visage profond de ses propres vérités. Il est le cybercitoyen d'un drôle d'ère post-moderne car fictive mais fautive encore tout chargée de poudres brûlantes d'escampette encore fraîche.

Au fil de sa cybernavigation réside la genèse de son roman initiatique. Un roman d'apprentissage au terme duquel il se trouve grandit, mûri, ses idées confirmées, ses idéaux inviolables, sa personnalité affirmée, sa subjectivité aussi claire qu'un ruisseau de lumière, car il croit dur comme fer en ce qu'il croit et il n'y pas plus vrai que lui dorénavant, il est un homme neuf et pleinement adulte, décidé à vaincre sa culpabilité d'exister et son fardeau cybernétique. Il ne fait plus rien au hasard car il en est convaincu, que dorénavant il est un citoyen à part entière, c'est un néo-démocrate par excellence, le cyber-démocrate! Tout comme moi, il s'en fait pour son prochain: il est donc aussi un social-démocrate. Perdu dans les méandres du temps, son vécu incarne le miracle de l'intuition qui A guidé son vécu, car bien qu'encore qu'à son insu, il fût toujours guidé par Dieu. Il croit se tromper lorsqu'un signe lui dit non, il croit faire des maladresses alors qu'il vise toujours juste: au cœur-même de la cible d’un destin parfait pour lui, car il l'accepte tel quel. Voilà pourquoi il réclame aujourd'hui justice, transparence et liberté absolues, il veut tout et tout de suite, car il veut passer du Moyen Age à l'an 2012 en un mot, c'est le Démocrate du Printemps Arabe. Car pour commencer à s'aimer il se doit de révoquer le système qui l'a bloqué jusque-là. Adepte de la Révolution Numérique poursuivant le chemin vers la Transparence Universelle, car il sait qu'un jour c'est avec une goutte de trop tel un "like" de plus que les frontières tomberont comme des feuilles jaunies, et que le monde entier sera enfin sien! A lui aussi qui a été brimé de tout, il vivra et verra enfin le moment où le nouveau système qui gouvernera le monde réel sera purement virtuel donc impalpable, et que le seul clan viable dans ce système sera celui des Démocrates Universels et absolus, réduits à leur voix seule et unique, ils seront alors les seuls survivants possible de l'espèce politique, il leur montrera encore la voie car une fois encore malgré l'ignorance de son destin véritable, il fût  sur la Seule et Bonne Voie que Dieu Lui a Choisie, car cette fois sans le savoir il était en avance sur son temps par Dieu Seul guidé le long de sa voie, il était un "poé-liticien" avant l'heure tout encore à son propre insu. Voilà où le mena la barque de son intuition joignant les deux extrêmes, sous yeux incrédules, des Mondes terrestre et Célestes. Lui qui connut le Bien il fréquenta le mal aussi, vit les deux faces du temps où l'on l'avait perdu mais il vît des luminances au fond de l'abime où ses pairs l'avaient jeté jadis. Il sait dès aujourd'hui que Dieu Seul peut le vaincre et le vaincra comme Il nous Vaincra tous du premier jusqu'au dernier. C'est dans cette convergence qu'il croit voir peut-être encore sa rencontre avec Dieu car il s'agit bien d'un miracle que l'Internet lui révèle enfin. Cette constance dans le progrès vers la Vérité malgré ces leurres et, la Lumière qui se fraye au travers des embûches moisies, déposées çà et là par un système désuet, mais au déni persistant, et la foi en ses leurres comme autant de fleurs fanées et ses erreurs d'un autre âge qu'arrose désormais un puits Céleste dès lors de Lumière fait.







Joyeux 20 février à Tous. An un de la Révolution des Démocrates Marocains. Bonne et heureuse année à vous tous, j'allais dire dans mes rêves nourris aux leurres d'un âge ancien, bien à vous mes bons petits enfants...

Votre ami dévoué,

General Brilliant Brain Damage Asyriab Al Mahdi (dit Tazi).





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(Google English translation slightly improved)




He is a tousled blogger who claims he explores the science of "I like" and the "brb" theory, inveterate unemployed, toothless blogger, myopic visionary, wild Sunday analyst, illuminated through the shadow of his office by a mold drenched lightening window, he inquires about everything while he lived in anything or saw nothing, nor lived then, completely overcome by an imaginary hard task: save his cervantesque world of his troubles because he is essentially able but never responsible. Obsessed with a dynamite culture, reduced to a tawny state, inveterate clicker, throughout his mouse, however wireless, persuaded to move forward that we must finish a job which no one knows infinite end. It ends, he breaks, he thinks he destroyed when he gets ahead and thinks he lost when he firstly is, he no longer knows who he is, but the Almighty Creator guided him secretly because it’s all Dictated by Him in advance. He then walks towards Him feverishly but surely overcoming all the taboos of the human person to rise to what appears to be God Himself: a Skylight Radiant Heavenly Truth. Because of his random course he still considered wacky emerges in fact the face of his own deepest truths. It is the e-citizen a funny post-modern fiction as faulty but still charged with burning powders freshly cleared off.

Throughout his cybernavigation lies the genesis of his coming-of-age story. A bildungsroman after which he is grown, matured, confirmed his ideas, his inviolable ideals, his personality, his subjectivity as clear as a stream of light, because he now firmly believes in what he believes, and therefore it is no more truth than him now, he is a new and fully adult man, determined to overcome his guilt to exist and his cybernetics burden. There is nothing left to chance because he is convinced that he is now a full citizen, is a New Democrat par excellence, the Cyber-democratic! Just like me, he cares about his neighbor: therefore he is also a Social Democrat. Lost in the meanders of the time, his life embodies the miracle of intuition that has guided his life experience, because although still ignoring it, he was always guided by God. He believes a mistake when a sign says no; he believes make blunders when he is always right: at the very heart of the target of a perfect destiny for him, because he accepts it as is. That's why he is now claiming absolute justice, transparency and freedom, he wants everything and he want it right now, because he wants to cross through the Middle Ages to the year 2012 in a single word, he is the Arab Spring Democrat. As to begin to love himself, he must revoke the system that has blocked him so far. Following the Digital Revolution walking along the path to the Universal Transparency, because he knows that one day is with a drop too much like an added "like" the borders fall like withered leaves, and that the world will finally his! To him also was bullied all, it will finally go live and when the new system which will govern the real world is purely virtual so impalpable, and the only clan viable in this system will be that absolute Universal Democrats and reduced their single voice, they will then be the only survivors of the species policy, they still show the way because once again despite the ignorance of his true destiny, he was the Only Right Way and that God Himself Chosen has, for this time without knowing he was ahead of his time alone with God guided along his way, he was the "Poeliticien" before the time while still in his own knowledge. That's where the boat took him to his intuition joining the two extremes through unbelieving eyes, Celestial and Terrestrial Worlds. While he who knew the evil he attended also saw both sides of the days when people had lost him but he might see the luminance at the bottom of the abyss into which his peers had thrown him once. He knows today that God alone can overcome and conquer as it will defeat us all from first to last. It is in this convergence believes he may still see his encounter with God because it is indeed a miracle that finally reveals the Internet. This consistent progress towards the Truth and despite these lures, the Light which cuts through the moldy pitfalls, deposited here and there by an antiquated system, with persistent denial, and faith in its lures like so many wilted flowers and mistakes of another age now a well-watered Heavenly Light is therefore.

Happy February 20th to All. Year One of the Moroccan Democrats Revolution. Happy New Year to you all, I would say in my dreams fed lure of a former age, well good for you, my grandchildren...

Your devoted friend,
General Brilliant Brain Damage Asyriab Al Mahdi (Tazi said).

mardi, mars 24, 2009

Le petit retour du Grand Damage

je vous l'avais dit... tout petit petit retour

Prochainement sur Vos écrans: LE GRAND RETOUR DU PETIT DOMMAGE

mardi, février 26, 2008

Extraits...


Il y a toujours des raison au meurtre d'un homme. Il est, au contraire, impossible de justifier qu'il vive. C'est pourquoi le crime trouve toujours des avocats et l'innocence, parfois seulement.

The Fall, A. Camus.

Prologue
À force de vouloir trop citationner, on finit par stationner, ou prologuer comme un con.

Brain Male function
Tout le monde ah sa façon de draguer. Ya ceux qui mentent, ya ceux qui payent, ya ceux qui tchatchent, ya ceux qui niquent, et bien sûr, ya ceux qui « bloguent ». Alors, et j’ai pas honte de le dire, je blogue pour draguer depuis près de deux ans et enfin, j’ai rencontré l’âme sœur. La femme de mes nuits, celle qui n’a jamais de règles, et qui va chercher l’ale au frigo, qui aime le Barca, et qui croit aussi sincèrement qu’elle le peut que, non ce n’est pas qu’une simple raison qu’on a de se donner de vivre… disons qu’elle ne rechigne devant rien, elle est pour ainsi le dire, la femme parfaite : virtuelle, souple, économique, et surtout légère, et bien sûr… parfaitement imberbe en dessous de la taille… et surtout, à l’évidence, parfaitement réglée.
Enfin, je me comprends!

Épilogue
Mais! parce qu’il y a toujours un « mais » : Mais qu’elle est bonne!

L’homme qui poussait plus vite que son ombre
Avec ses petits airs napoléoniens,
il ambitionnait l’Afrique, mais la malmenait,
émoussait les femmes, sans jamais les faire venir, jusqu’à lui,
buvait sans relâche et baisait la main sans sourire,
qu’il était donc maladroit, voilà pourquoi
les femmes l’adoraient, mais ne l’aimaient pas.
Bienvenue à Paris mon cher ami!
Bienvenue à Paris mon cher ami!
Bienvenue à Paris mon cher ami!

C’est toi l’homme…
qui poussait plus vite q’son ombre
C’est toi l’homme…
qui poussait plus vite q’son ombre
C’est toi l’homme…
qui poussait plus vite q’son ombre


Intelligence

Ô intelligence, tu n’es que substance molle et non scientifique
Ô intelligence, quand t’aurais-je enfin dans mes draps blancs
Ô intelligence. Quand viendras-tu enfin quitter le Baratin gaulois
Pour venir te les chauffer en Méditerranée, putain?
À la plage, avec ma guitare et moi et tu seras ma muse
C’est tellement chouette de chez chouette que c’en sera méga chouette
Ô… t’es qui toi déjà je commence à être bourré?
Ô ma muse! ‘scuse-moi je suis tellement bourré que je crois que je pourrais pas ce soir
Wow ma muse qu’est-ce que tu me fais-là en dessous des draps? Khh! Putain, ma coquine!
Ouuuuuuuula je crois que tu m’as remis en forme, pour ainsi [le] dire…
Au garde-à-vous!
Morale :
C’est tellement con les « zombs » (prononcer « les hommes » avec un rhube).

Blague con
Je l’ai levé de fois, Wé je l’ai l’vé deux fois, wééé je l’ai vraiment l’vé deux fois... Avec les deux bras!


Digression
L’ultime épreuve pour des haut-parleurs de PC, c’est la Fantaisie en ré mineur de Mozart.

Le putes
Il est un immense fossé entre (…) les putes et les putains. La distance n’est pas un sens donné à tout le monde.

mercredi, septembre 26, 2007

Communism N/A




Par exemple au lieu d’affirmer bêtement que « tous les politiciens sont des menteurs », se contenter du principe plus vaste qui gouverne à cette idée : « le mensonge est humain », dont nous pouvons extraire le cas particulier suivant : « tous les êtres humains mentent contextuellement et occasionnellement ».

Pour faire court, le communisme est un idéal. Code caisse : N/A, pour non applicable. La petite victoire pragmatique du grand communisme idéel crût en Scandinavie et porte le nom de social-démocratie. Quant au soviétisme, autrement qualifié de « capitalisme d’état », il me semble bien désuet de vouloir en faire l’apologie. Il fut hégémonique, inégalitaire, hiérarchique, dictatorial, génocide. Ce ne fut donc en aucun la « défaite du communisme ».

La pensée communiste quand à elle restera toujours, me semble-t-il, une source d’inspiration pour un monde plus juste.

PS : selon l’affiche trouvée au pif sur le web, lorsqu’on pirate des MP3, on télécharge du communisme. Nous serions donc tous d’émérites cocos sans le savoir. Autre petite victoire?

dimanche, septembre 23, 2007

mercredi, juillet 11, 2007

Du bien-fondé de l'originalité et de la "masturbation intellectuelle"

Ce texte est dédié à SimpleMind, la disparue car, elle l'a réclamé; mais il s'adresse à quelqu'une ("une" si si j'insiste) d'autre qui se reconnaitra.

« L’histoire est un éternel recommencement », Thucydide, Ve siècle av. J.-C.

Ce texte est dédié à tous ceux qui, vaillants guerriers, sauveurs d’humanité, se bottent le cul chaque matin, après rasage ou épilation, pour changer le monde. Tous ceux dont l’existence quotidienne incarne le mythe de Sisyphe sans avoir jamais su ce qu’était le mythe de Sisyphe.

Le texte masturbatoire qui suit est né d’une confrontation de deux visions du monde différentes : celle du monde rentable et productif à celle du monde intelligible et supposé stérile. Néanmoins, retenons cette nuance que le monde intelligible englobe, conçoit, sous-tend le monde matériel.

L’originalité n’est pas un effet de style.

La pensée originale est le gage de la créativité, garante de l’évolution des sciences, du développement de la pensée, de l’histoire des idées. Or, la créativité n’est pas un exercice comme un autre. Concentration et méthodologie sont ses ennemis jurés. Lectures et documentation vous en écartent. Restent la pratique de la libre pensée, la flânerie intellectuelle, la promenade idéelle, le doute, l’interrogation, l’exploration, dans l’immensité des terrains vierges. Tous ceux qui n’ont jamais pensé de leur vie, ne comprennent pas cette dimension de l’existence humaine qui consiste à se sentir directement impliqué dans l’histoire des idées ; dans une moindre mesure certes, mais au même titre que les plus grand penseurs.

Pour comprendre cela, il faut garder en mémoire les notions d’intertextualité, de mort de l’auteur et de matérialisme historique. Si ces notions vous échappent zappez ce texte et gardez votre point de vue sur la masturbation intellectuelle. Vous avez une fonction sociale précise : celle de servir à quelque chose de pragmatique, très utile du reste. Il y a des clous, des marteaux, des fabricants de marteaux et des concepteurs de marteau. Vous devriez vous situez entre le clou et le marteau. Si en revanche, vous arrivez jusqu’à cette ligne, c’est que vous n’êtes pas dénué de bon sens ni d’ouverture d’esprit. Un grand masturbateur intellectuel est un penseur en puissance. À l’évidence, une loi mathématique bien simple n’autorisera pas tous les masturbateurs à bouleverser leur science, mais une société intello-masturbante demeure plus créative qu’une société intello-chaste. La chasteté nuit à la pensée depuis le Moyen-âge. C’est comme la mémoire, les enclumes et les clous, les forgerons… Plus on en fait, mieux on le devient, plus on s’en procure.

En termes de rendement, l’intello-masturbation mondiale n’est pas très rentable, mais nécessaire ; temporellement gourmande, elle reste peu productive. Car, son but essentiel est la création originale, et non stéréotypée. L’absurdité d’une usine à idées similaires devrait évoquer la répulsion aux esprits engagés.

jeudi, juillet 05, 2007

Missing


Elle a troqué récemment sa peluche à l'effigie d'un petit lapin contre des rollers 80's style, une décadente mini rouge flamboyant et un collier de perle en toc. Ses grands yeux lui donnent un air intello et ses aptitudes musicales ont été largement diffusés dans le monde à travers une biographie en plusieurs saisons: Les Simpsons.
Vue pour la dernière fois dans les couloirs de Haut et fort à l'adresse suivante : simplemind.hautetfort.com
Elle a disparue sans laisser de trace le mercredi 4 juillet 2007.
Veuillez enregistrer tout indice susceptible de nous aider à la retrouver.

mardi, mai 29, 2007

Humeurs




HUMEUR, subst. fém.
I. Vieilli. Substance liquide sécrétée par un organisme vivant. (Trésor de la langue française informatisé)

Le bas de gamme de la bonne humeur c’est de claquer des mains à l’unisson quand l’orchestre du bar s’évertue à vous décoller de votre chaise. Le haut de gamme de la bonne humeur, c’est quand après deux heures de course à pied, la glande endorphine diffuse de la morphine dans l’organisme et qu’une joie impondérable fasse vibrer le corps et l’esprit : « la perspective de changer le monde » est un thème récurent chez les sujets à cette expérience. Changer de monde ? Entre ces deux extrêmes, les gens s’agitent comme ils peuvent, en quête de plaisir. L’envoutement, l’enthousiasme, c’est le mouvement.

Le désastre bas de gamme, c’est quand votre petite amie nord-américaine s’affole parce que votre compte d’Internet est en souffrance depuis 10 jours ; qu’elle vous persécute jusque dans votre sommeil matinal en vous dressant la facture droit devant vos yeux dans une ambiance mélodramatique limite triller (vécu). Le haut de gamme du désastre, c’est quand un 6 aout 1945 vous recevez un colis aérien répondant au sobriquet de Little Boy, que vous habitiez l’agglomération d’Hiroshima, et que 43 secondes plus tard, tout ce qui a constitué de près ou de loin votre existence est anéanti sur le champ par 64 kg d’Uranium 235 (vécu). Entre les deux, les gens s’agitent autant que possible pour éviter le désastre.

Le haut de gamme de l’existence, c’est le mouvement : aujourd’hui là, demain là-bas, une simple petite carte en plastique, ô combien convoitée, dénommée bien souvent Golden Card, peut transporter son détenteur dans les meilleures conditions au bout du monde en un rien de temps. Le bas de gamme de l’existence, c’est donc l’immobilité ; qui, dans son expression la plus pure, fait correspondre l’inexistence à l’existence dans un état de léthargie extrême qualifié de comateux. Voilà pourquoi humeur et liquidité sont synonymes ! «L’argent fait le bonheur» chantait le groupe canadien Les respectables. Quelle ironie !

Question: Comment se fait-il que l'on conserve généralement ses économies dans une tirelire (tireulireu) à l'effigie d'un cochon souriant ? Clin d’œil coquin à l’humeur testiculaire ? Brillante symbiose sémiologique intuitive à trois termes ?

Synthèse: Le bonheur est cochon.




lundi, janvier 22, 2007

Dernier inventaire avant liquidation(***)


La dimension qui manque outre-Atlantique est celle du temps. L’Amérique est généreuse en espace, elle a su faire sa place… Soit, au prix d’une centaine et demi de millions de victimes (aménagement de l’espace vital, paraît que ya pas meilleur fertilisant pour la terre que des cadavres amérindiens, mais ça c’est Madame Smith ça) quelques dizaines de millions d’esclaves déportés (migrations de la main d’œuvre qualifiée/Offres d’emploi) des millions de morts pendant le trajet (sélection naturelle), mais bon ça valait le coup, regarde! on va tous pouvoir aller s’installer sur Mars en famille, à cause. Et puis il y a Madona (oui elle revenue avant son fils bandes d’ignares en terre promise en prime), et Stallone (dit le cerveau), et Schwarzenegger (le bras de fer, il t’éclate Stallone avec son petit doigt à crotte de nez), et Madame Smith (la matrice économique: la mère de l’économie moderne), et Boys to Men putain! (le boyz band qui a niqué les Beatles et Pink Floyd). Tant de contributions au savoir et à la culture universelle; on pourra même aller bronzer sur la lune avec Armstrong, célèbre flûtiste de Blouse (parce qu’il fait un tantinet frisquet la nuit lunaire, mais il s’est tellement plu qu’il est resté là-bas paraît; en tous cas il devenu tout noir, donc ça bronze trop bien là-bas)! Tu te rends compte? Arrêtons de faire chier l’Amérique! Elle fait son devoir: lutte contre les Cocos et les Viêt cons, et le terrorisme par les neo-cons, assure la paix et la prospérité des peuples en général et de l’Amérique du Sud en particulier… Donne le bon exemple aux pays endéveloppés. Démonstration: Regardez-les les Brésiliens, pas un seul de ces crasseux n’est foutu de porter autre chose que du Nike® (® pour Respect). Bref, en Amérique, il y a de l’espace et de l’abondance. Par conséquent il y a la paix, abondamment. Et surtout (chut!) y a pas un chat noir à la maison blanche, sauf Colline Power mais bon avec un nom comme ça il ira pas bien loin; Le Temps géologique ça s’appelle! T’en connais toi des collines qui gagnent un 110 mètres haies ? Non ? mais c’était une métaphore, une Métaphore. Bon okay ! des Noirs, il y eût Carl Levis. Mais toute façon Levis c’est juif. Comment ça et alors ? Alors c’est moins grave! Toute façon Colline, il est dans la même cellule que O.J. Simpson à l’heure où je vous parle, parce qu’on lui a collé les armes de destructions massives sur le dos, un peu lourd non ? FAUX! dit la maison blanche, Subtilité politique. Pô vrai ? Il l’aura cherché! La puissance d’une colline, ça s’appelle un oxymoron ça monsieur. Va méditer ça au trou t’as toute l’éternité devant toi.

La dimension qui manque en Afrique et en Europe est celle d’espace. L’Histoire y est multimillénaire, les contes et légendes depuis la Grèce Antique c’est-à-dire le vrai de chez Vrai® début de toute la Civilisation, science, savoir, et chanson française incluses. Regardez les Arabes, ils ont pas apporté du cumin en Wallonie ? C’est très très bon pour la digestion le cumin. Vous imaginez vous tous ces belges en train de péter en cœur après la fête de la Bière ? Ce serait le plus grand désastre écologique. Peut-être l’éradication de l’espèce humaine, des variations climatiques comparables aux grandes glaciations, pourtant on a pas les couilles des dinosaures que j’sache; les leurs sont N fois plus grosses. Conclusion faudra N fois moins de froid pour se les geler. Ils me font rire les écolos, remerciez-les, bon dieu, ces musulmans pour toutes les tonnes de cumins exportés depuis des siècles… de dieeeeu!!! Et le zéro putain! Avant les gens savaient pas dire « je te dois rien » mais avec le zéro ils peuvent dirent légitimement « je t’emmerde, je te dois rien! ». Une contribution comparable à l’introduction du Coca-cola dans le monde… Eh oui qu’est-ce que tu crois ? Le coke ça donne des gaz, le cumin les enlève ; ça s’équilibre. On appelle ça des « équilibres budgétaires », ou bien… ou bien, à une tout autre échelle comparative : des « avantages comparatifs », fondement du libre-échange putaaaaaaain!! Mais bon je ne veux pas me lancer dans une démonstration trop pointue et jargonnée, cette conférence ne s’adresse pas qu’à des spécialistes. Mais c’est bien de faire un peu dans la vulgarisation des fois, j’en suis conscient. Mais il y pas d’espace par ici. En Europe, en Afrique, l'évitement n'existe pas. Alors quand ça pète, ça sent se plus fort : regarde la 2e GM® (le nom de la guerre a été repris puis déposé comme brevet au profit d’un fabriquant de chalands alliés, aujourd’hui il fait des 4x4… Respect!). Regarde les chambres à gaz d’où ils venaient les gaz tu crois ? Moi je m’en souviens de la 2e GM comme si j’y étais. C’est là qu’un obus à ricoché sur ma boîte crânienne et m’a fait un brin de dommage cérébral.

Ici on peut distinguer à travers moult moult procédés complexes que l’on appelle l’anamorphose subliminale le portrait du Grand Roi des Cocos dont le nom réel demeure à tout jamais secret, seulement connu, sous le pseudonyme de Che (contraction elliptique venant du français : « ché pas quoi »).Cf. Last paragraphe.



Le problème c’est l’Homme. Il est imprévisible et capricieux. C’est pourquoi on note scrupuleusement les présences à la Mission Française : contrôler le temps. Pas une heure de ta maudite journée n’est inconnue. Comme ça s’il y a des apprentis Al-Qaeda qui veulent faire péter une chatte avec un mammouth — méchant gros pétard— dans le minou à la cours du lycée, ils sont tout de suite identifiés, redressés ; Action/Réaction. C’est Monsieur Behavior un graaand scientifique du 19e (à paris) qui le dit. Il connaît ça les mammouths lui. C’est comme ça que ça marche l’économie mondiale. Il faut les prendre au berceau les saletés de mioches.

(Fig. Sales mioches embriquadés, trouvant, malgré tout, le moyen de faire le mur; ci-là)


De connivence avec les partisans ouvriers de Madame Smith (chéfesse du parti ouvrier ultra-monarchiste Ztazni [=american in arabic] jusqu’en octobre 1985), les écolos ont mis au point dès après la 2e GM un système organisationnel de gestion fortement inspiré de la logistique des camp d’extermination : la Récupération. Alors par exemple, alors que les Cocos et Soviets du Parti Pink Floyd (dit PPF ou PF pour les membres : parti national-socialiste anglo-soviétique) mettent au point une propagande bien orchestrée, dotée d’images et de messages subliminaux (All In All You Are Just Another Brick In The Wall, comme si on savait pas déjà) de chants patriotiques prônant les même perversions sociales par une subversion/inversion des valeurs et des mises en marge (cherche pas à comprendre c’est un truc de sémioticiens ;) Alors Madame Smith a dit « Basta! » (texto, car son grand-père était gardien de but Brésilien) et elle a acheté des tas de bateaux à Green Peace pour l’acheminement de la marie-jeanne en Asie pour contrer le péril jaune et le péril rouge d’où la guerre de Corée et plus tard la guerre du Viêt-Nam (selon l’unanimité des experts, c’était pas de la bonne). Faisant le compte des écolos étant eux-mêmes très concernés par le thème de la conservation de la culture de la marie-jeanne [priorité No 1 selon les spécialistes, Green n'étant qu'une altération euphémique de Grass]. Madame Smith avait aussi envoyé un cahier des charges en Jordanie pour sous-traiter une mesure de contre-propagande ayant pour fin de contrecarrer les messages du PPF anglais. Il s'organisa parallèlement sous son égide une véritable chasse aux sorcières aux Ztazen [= America in Arabic car, c'est bien connu, les Cocos n'épousent que des sorcières. Voilà qui explique l'existence de Harry Potter en Angleterre, auquel la célèbre biographe et historienne JK Rowling (car elle roule bien les oinjs et c'est de famille) a consacré la totalité de son oeuvre. Ce fut pendant le mandat de Nik-son (fils du niqueur), élu par son peuple car il était le meilleur chasseur de sorcière de l'Ouest. Enfin, la guerre froide dût son nom à l’état de la marchandise à sa livraison en URSS : froide, humide, en un mot infumable! Faut comprendre. En vue d’arrêter les livraisons de cette camelote par tous les biais, ils érigèrent le fameux mur de Berlin. N’est-ce pas une «honte» de voir exporter si mauvaise came ? D’ailleurs, c’est le même problème entre les juifs et les arabes de Palestine: c’est pas de la bonne La preuve par l’image (Cf. doc. ci-ici); pour la même raison les Canadiens n’ont pas exterminés tous leurs Amérindiens et se sont entre-niqués et même que génétiquement ça se voit: c’est la Pax-Mari-Juana, la paix du calumet si vous voulez.

Respect!







All In All You Are Just Another Brick In The Wall

Le plus sombre et emblématique exemple des moyens propagandistes employés par le PPF pendant les temps forts de la guerre idéologique. Le contenu latent de ce texte visuel reste indéchiffrable jusqu'à nos jour...






Là, une entreprise jordanienne (Heineken®) de récupération de concepts et de contre-propagande reprend à son compte les principales idéologies et principes moraux du PPF (eux-mêmes dérobés dans les ouvrages de Madame Smith). Heineken: contraction elliptique de "Heineken Lager" (tiré d’une maxime latine de Sénèque ici traduite en arabe : « ici est le Bien »). L'usage effectif de cette installation est encore inconnu, bien que son influence politique réelle ne fut jamais démentie.





(***) Cherche pas le lien avec le titre, c’est juste que y a pas de droit d’auteur sur les titres. Hehe! « Faut bien niquer quelqu'un ou quelque chose, quelque part, non ? » disait Madame Smith. R-E-C-U-P-E-R-A-T-I-O-N les Cocos.

mercredi, novembre 29, 2006

L’apprenti écrivain.



1999, été. Étudiant es lettres, Georges Cloné nourrissait l’ambition de faire de ce pseudo créé dans un site de clavardage, le nom d’un grand écrivain de son époque. Il avait cependant un impératif : manger. Et pour manger il fallait écrire, éditer et vendre. Écrire, il l’avait fait mille fois. Éditer, rêver dix fois ; vendre, il n’y pensait que dans les moments critiques de l’histoire de sa santé mentale. Passer à la postérité, il en avait un vague souvenir issu d’un coma éthylique. Enfin, il avait bon point d’être alcoolique. Cloné et Hemingway estimait-il, deux grands, tous deux alcooliques. Bien que l’alcool en l’an 2000 paraissait un peu rétro ; les amis de Cloné avaient tous consommé l’ecstasy, qu’ils trouvaient désuète. Lui, achetait hebdomadairement sa petite bouteille de scotch sans nom, qu’il s’efforçait d’apprécier au moins jusqu’au troisième verre, qui lui donnait le vertige et le sentiment d’être un écrivain dans le contexte idéal. Cloné n’avait jamais renoncé, malgré le ridicule, à l’usage d’une machine à écrire cacophonique et grinçante, tout à l’image de son écriture, que pas même sa mère n’avait pu flatter, de peur de le blesser par manque de crédibilité. Il écrivait mal, et mettait un temps infini à finaliser une page, mais en fin de compte, il écrivait. Il avait même publié un feuilleton entamé dans le journal de son village natal, et qui avait eu un certain succès auprès des analphabètes, dont ils disputaient les actions dans les salons de coiffure pour hommes.

Tout grand écrivain qu'il était, Cloné jugeait que toute œuvre était inachevée et, étant constamment sous l’effet latent de cette proposition, il n’avait jamais pu achever son feuilleton et se vit obligé de déserter son village, échappant ainsi aux joies cérémoniales du goudron et des plumes ou de l’autodafé. Enfin il le vit ainsi et s’en amusa, mais il avait conscience qu’il serait haï dorénavant dans son village et se sentit incompris. Tout comme Rousseau, qu’il abhorrait par snobisme et lisait en secret, il dût s’exiler. Enfin, il prit la chose ainsi, et se dit qu’il devait, lui aussi, fuir un jour de sa vie.

George Cloné emporta dans sa valise en simili cuir brun clair de mauvaise facture, sa quincaillerie. Et c’est là que je le rencontrais. À la sortie de la gare. Je vis un homme effaré, perdu. Il n’avait pas conscience d’être observé, son regard tellement éperdu semblait chercher l’approbation d’une mère. Il évoquait à ce point la pitié que je l’abordais avec beaucoup d’humilité. Flatter sa fierté de façade. Conforté, il embarqua, sans se douter un seul un instant que dans cette métropole, je serais son seul ami. George ambitionnait secrètement, comme bien des artistes de gare, de rencontrer les grandes figures de la ville. Quand plus tard, je repassais par là ou je l’avais déposé et l’y retrouvais, il accepta, avec empressement et un remerciement, que ses yeux trahissaient, de prendre un café avec moi, le petit chauffeur de taxi. Il me raconta tout, et que, écrivain, il aimait à rencontrer toutes les couches de la société. Il rit aux éclats et force condescendance, quand je lui dis que les seules couches de la société que je connaisse, étaient celles réservées aux bébés. À l’époque Cloné n’avait pas conscience de ce que ce message comportait de symbolisme militant. Il l’avoua 10 ans plus tard, je lui dis alors qu’il devrait se mettre à la peinture, car ça irait plus vite, et qu’au besoin, un peintre sans talent, peut faire un bon caricaturiste de trottoir. Il avait encore ri, puis me jeta un regard glacial et méprisant. Mais il ne comprit pas qu’un tel métier était en quelque sorte plus noble car, peu valorisé, et demandait plus de courage à son praticien. Tout cela il ne le voyait pas, il n’avait d’yeux que pour sa propre personne. Il m’avait avoué fantasmer souvent le jour de sa reconnaissance. Il me décrivait la scène, l’éclairage dans les yeux, de belles admiratrices au premier rang, le vieux dinosaure qui lui remettait son prix, et l’hôtesse, une enveloppe, un bouquet de fleurs et une bise. C’était donc un scénique. George Cloné aimait les feux de la rampe. L’écriture il n’en a jamais parlé, il parlait du succès, de l’argent, et de son présumé talent, de ce que va penser la postérité de son œuvre. Cloné était touchant de sincérité, de naïveté. J’avais décidé de suivre son périple. Alors chaque semaine, il me racontait : ses personnages dont il attendait désespéramment qu’ils le hantassent, ces histoires qui refusaient de prendre forme, ses gribouillages comme remède contre la page blanche. Enfin, qu’il était à l’aube de créer un nouvel événement littéraire, l’anti-roman. Puisqu’il y avait des anti-héros dans le Nouveau roman, pourquoi pas faire de l’anti-roman sans antihéros un nouveau courant dont il serait l’instigateur ? Il décrivait ce courant comme une convention contestataire des normes traditionnelles du roman, tout en refusant d’admettre que telle était l’exacte définition du Nouveau roman. Enfin, il se disait artiste refusant tout compromis, refusant d’écrire pour vendre.

Tout en refusant la suggestion que je lui fis d’être lui-même son propre et unique lecteur dans le cadre privé, et plongeur les fin de semaines dans le cadre public. Mais il avait de l’égo comme disaient mes confrères. Alors il écrivait, il écrivait et il parlait, mais ne publiait rien. Jusqu’au jour où il eut vingt-huit ans. Il décida de publier de nouveau coûte que coûte, quoique cela rapporte car, il commençait à avoir faim. Alors, il fit en vain le tour, manuscrit en main, des éditeurs les plus exclusifs, pour se rabattre sur le plus trivial d’entre eux. Ce dernier lui ordonna une commande, un livre de bien-être-santé-cuisine-psychologie. Il avait pour cela trois références mises gracieusement à sa disposition: Psychologie pour tous, Cuisiner tous les jours avec 5 €, et enfin Yoga, fengshui et bien-être au quotidien. Il fut ravi de faire tant de découvertes culturelles. Cloné ajouta avoir lu quelque part que tout grand écrivain était en premier grand liseur. Il pérorait, énumérait les exemples et s’en fit, fier de m’avoir tant appris.

Le musicien de rue



Tous les témoignages venant d’artistes de métro le révèlent: au tout début, le regard, se porte vers le haut et le vide, comme pour invoquer la bienveillance d’une muse ou celle d’Ihy, dieu de la musique. Les sociologues appellent cela l’enfance de l’art. Au premier vol de pécule, le regard se porte tout de go vers le bas, la pochette de l’instrument, ou le pot — réceptacle de la quête — pour ne plus le quitter. C’est alors qu’il scrute vainement l’approche de la personne — contact dans le jargon — qui va tout changer. Le visage se fait tout sourire et flatterie, sollicite dès lors l’approbation prometteuse d’un producteur inconnu, pour ne plus faire que cela. Les puristes l’appellent la corruption de l’âme, les ecclésiastiques, la vente de l’âme au diable, et les musiciens disent: la galère! La bohème! disait Aznavour.
De cette quête de reconnaissance, cette quête de somme, jaillissent les traits de l’identité future du musicien de rue. Car, en fin de compte le musicien n’y croit plus. Si son regard se porte encore vers le haut c’est pour éviter la chute incongrue d’une araignée de métro sur sa coiffe, provoquant ainsi la fuite des donatrices effarées et la famine d’un soir.